Seleccionar página
Une chanson qui a traversé l’atlantique por Ghislaine Gourlaouen

Une chanson qui a traversé l’atlantique por Ghislaine Gourlaouen

Si je vous dis La Foule, cela ne vous dira rien peut-être, mais Que nadie sepa mi sufrir, cela  vous parlera déjà beaucoup plus !  Et  A multidão en portugais-brésilien, l´avez-vous déjà entendu?

Édith Piaf

De son vrai nom Édith Giovanna Gassion (1915- 1963) connue aussi comme la “môme Piaf”- un piaf étant un moineau en langue populaire-. Piaf est née dans un milieu très défavorisée, et sera souvent délaissée par ses parents.                           

Pendant quelques années elle suivra son père dans des cirques itinérants.  À 15 ans, elle fuit le foyer familial et commence à chanter dans la rue, puis dans des bals musettes. Qui ne connaît  les grands classiques chantés par Piaf?  La vie en rose, Non, je ne regrette rien, Mon légionnaire, Hymne à l´amour, Milord, l´Accordéoniste.  Ses interprétations et sa voix ont marqué le public pour longtemps. De nombreux chanteurs lui doivent aussi beaucoup: Yves Montand, Charles Aznavour, Les Compagnons de la chanson, Georges Moustaki, Charles Dumont ….C´est elle en effet qui les a fait connaître. La renommée d’Edith Piaf sera internationale mais sa fin de carrière deviendra difficile à cause de ses problèmes de santé liée à la maladie et l´alcool entre autres. Elle meurt jeune, à 47 ans.

La foule, une chanson venue de la Pampa

En 1956, Piaf part en tournée en Amérique du Sud. Elle en rapporte l’un de ses plus grands succès : La Foule.

Alors qu’elle chante en Argentine, elle est séduite par Que nadie sepa mi sufrir, ritournelle populaire faisant partie d’une tendance musicale appelée la valse péruvienne. Écrit en 1936 par Angel Cabral, les paroles sont d´ Enrique Dizeo. La chanson est adaptée en français par Michel Rivgauche et interprétée pour la première fois en 1958 lors du troisième Olympia* de la Môme*.

 L´adaptation française a connu un grand succès, ce qui explique que la version originale a été remise à la mode sous le titre espagnol Amor de mis amores. La chanson a été reprise par de nombreux artistes, en français comme en espagnol mais aussi dans d’autres langues.

 La chanson narre l’histoire d’une jeune femme, perdue dans une fête populaire, la foule est dense, tellement importante que les personnes qui la compose n’ont que peu d’emprise sur leur mouvement. Par un mouvement de foule, la jeune femme se retrouve dans les bras d’un inconnu. Tous deux impuissants, ils se laissent emporter par la magie de cet instant, dansant au gré du mouvement de la foule. Il y a quelque chose qui se passe, peut-être le début d’un amour naissant, détruit quelques instants plus tard par un autre mouvement de foule qui séparent ceux qui venaient de se rencontrer. Malgré tous ses efforts, la foule l’emporte loin de cet inconnu que la foule lui a offert et aussitôt repris. Un inconnu qu’elle ne reverra jamais.

*L´Olympia est une salle de spectacle de Paris qui a toujours été une véritable rampe de lancement pour les artistes. C´est le plus ancien music-hall encore en activité.

*La môme: autre façon d´appeler Édith Piaf; une môme étant une enfant; allusion à la petite taille d´Édith Piaf, qui ne mesurait qu´1,47m, taille menue qui contrastait d´autant plus avec la puissance de sa voix!

Paroles en français: 

La Foule

Je revois la ville en fête et en délire

Suffoquant sous le soleil et sous la joie

Et j’entends dans la musique les cris, les rires

Qui éclatent et rebondissent autour de moi

Et perdue parmi ces gens qui me bousculent

Étourdie, désemparée, je reste là

Quand soudain, je me retourne, il se recule

Et la foule vient me jeter entre ses bras

Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne

Écrasés l’un contre l’autre, nous ne formons qu’un seul corps

Et le flot sans effort nous pousse, enchaînés et l’un et l’autre
Et nous laisse tous deux épanouis, enivrés et heureux

Entraînés par la foule qui s’élance et qui danse une folle farandole

Nos deux mains restent soudées

Et parfois soulevés, nos deux corps enlacés s’envolent

Et retombent tous deux épanouis, enivrés et heureux

Et la joie éclaboussée par son sourire

Me transperce et rejaillit au fond de moi

Mais soudain je pousse un cri parmi les rires

Quand la foule vient l’arracher d’entre mes bras

Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne

Nous éloigne l’un de l’autre, je lutte et je me débats

Mais le son de ma voix s’étouffe dans les rires des autres

Et je crie de douleur, de fureur et de rage et je pleure

Entraînée par la foule qui s’élance et qui danse une folle farandole

Je suis emportée au loin

Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole

L’homme qu’elle m’avait donné et que je n’ai jamais retrouvé

Paroles en portugais-brésilien:  

A Multidão

Eu seguia a multidão e a folia

Sufocado, sob o sol, a gargalhar

Ouço gente pulando à toa em alegria

Que me envolve e me joga de cá pra lá

E jogado entre pessoas que se invadem

Atordoado, desamparado, eu fico ali

De repente, você vira, e me fazem

Cair em seus braços e você em mim…

 Jogados na muvuca que nos leva, nos enleva

Espremidos um com outro

A formar um corpo só

E seguimos engatados um noutro

Achados perdidos embriagados inocentes

Levados na muvuca que se lança e que dança

 Com a banda a tocar

Nossas mãos viram uma só

São dois corpos que tropeçam pra voar

Caídos elevados embriagados inocentes

A jorrar de seu sorriso, a alegria

 Me atravessa e me revolve o coração

De repente me rasgam a fantasia

Quando, dos meus braços, te arranca a multidão

Jogados na muvuca que nos leva, nos enleva

 Afastados um do outro

Eu luto e me debato

Entre as luzes,

Te perco, te desencontro

Xingo o Momo, o palhaço, o arlequim e a Columbina

Puxados na muvuca que se lança e que dança

Com a banda a tocar

Fico ao longe a escutar

Eu me dou conta, ó multidão, da sua graça

A farsa de uma paixão que jamais vou reencontrar

 Adaptation originale de Nicola Són et

Igor Ribeiro de «Que nadie sepa mi sufrir»

Voici donc différentes interprétations en français, espagnol, portugais-brésilien

1.Piaf, 1957

                           digitally remastered                                                                      Piaf sur scène

  1. Autre interprétation, beaucoup moins célèbre celle-là mais très gracieuse et sympathique: celle de deux enfants- Isaac et Nora-, avec leur père Nicolas d´origine sud-coréenne. Ils vivent en Bretagne à Quimper; c´est la maman Catherine qui filme! Ils sont assez connus sur les réseaux….! en français et en espagnol
    1. Interprétation en espagnol: En Espagne, l´interprétation la plus célèbre est certainement celle de María Dolores Pradera, dans son album Sus Primeras Canciones, sorti en 1965. Que nadie sepa mi sufrir

4. A multidão, makinf off:

La chanson : A multidão, in Piaf do Brasil, en portugais-brésilien, Par Nicola Són: Celui-ci  a adapté plusieurs succès d´Édith Piaf au portugais du Brésil et aux rythmes tropicaux et la pressse l´en a bien félicité!

Nicola Són sa page Facebook

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

Profesora de francés

máis artigos

Do 19 ao 25 de abril 2021

Do 12 ao 18 de abril 2021

Do 5 ao 11 de abril 2021

Do 29 de marzo ao 4 de abril 2021

Do 22 ao 28 de marzo 2021

Do 15 ao 21 de marzo 2021

Elena Ramos Rascado por Ana Santos

Antonio Lois Pérez

Xosé Manuel Gulías Márquez

Carmen Varela Villamarín

♥♥♥ síguenos ♥♥♥

«Poisson d’Avril» por Ghislaine Gourlaouen

«Poisson d’Avril» por Ghislaine Gourlaouen

Le 1er avril, dans de nombreux pays du monde, il est coutume de faire des blagues, de raconter des canulars à ses amis ou sa famille et d´accrocher un petit poisson de papier ou de carton sur le dos d´une personne sans que celle-ci ne s´en rende compte.

Pour ce qui est des blagues et canulars, les médias y participent aussi; les journaux inventent donc tous les ans de fausses nouvelles quelquefois toutes plus loufoques les unes que les autre. Une blague fameuse étant par exemple un reportage élaboré par la BBC en 1957 sur l´arbre à spaghetti:

Comme vous le voyez, la BBC prend très au sérieux les blagues du 1er avril….et tous les ans il est quelqu´un pour tomber  dans le panneau !    : )

       Dans les pays anglophones, on parle de l´April Fool´s Day (= jour de la duperie). En Écosse en ce jour, on part à la “chasse à l´imbécile”. En Allemagne on fête l´Aprilscherz (terme du XIXè). Il est d´usage de faire des blagues et de Jemanden in den April schicken (= envoyer quelqu´un en avril)

En Russsie est célébré “le jour des fous” et au Portugal, est fêté ce que l´on nomme le dia das mentiras ou dia das petas, à savoir le “jour des mensonges”. Portugal 

En Espagne, -et dans les pays sud-américains-, comme tout le monde le sait,  il est de coutume de commémorer le “Jour des saints innocents”, un événement qui retrace le massacre des enfants de moins de deux ans à Bethléem sur ordre de Hérodes, tradition qui dépourvue de toute connotation religieuse s´est transformée en jour de fête humoristique, mais célébrée le 28 décembre. Les Espagnols ont pour habitude de faire des plaisanteries ce jour-là et d´accrocher dans le dos de leurs parents et amis des petits personnages stylisés en papier “los monigotes”

Pourquoi le 1er avril ?

Les origines du poisson d´avril restent un peu obscures. Le poisson aurait à voir avec la fête de Pâques qui marque la fin du jeûne du carême. Le poisson occupant une place de grande importance dans l´alimentation en cette période. N´oublions pas non plus que le poisson était de grande symbologie chez les premiers chrétiens.

En effet, lors des persécutions romaines, ils avaient choisi, en signe de reconnaissance, le symbole du poisson, et ce pour plusieurs raisons. La raison principale réside dans le fait que les premiers chrétiens ont vu dans le terme grec ICHTUS ( ou ichtys, venant du grec ancien,“poisson”)  un acronyme, c’est-à-dire, un mot formé à partir des initiales de plusieurs autres mots. Effectivement, les lettres composant le mot « ICHTUS » (ἰχθύς ) peuvent signifier

« Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur”. 

On dit aussi que la date du 1er avril marquait autrefois le début de l´année civile et ce jusqu´au XVIè siècle. C´est en effet seulement vers 1564 que le roi Charles IX décide, par l´Édit de Roussillon, que l´année débuterait désormais le 1er janvier –marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Le pape Grégoire XIII étend cette mesure à l’ensemble de la chrétienté avec l’adoption du calendrier grégorien en 1582.

Selon la légende, beaucoup de personnes eurent des difficultés à s´adapter au nouveau calendrier, d´autres n´étaient pas au courant du changement et continuèrent à célébrer le 1er avril selon l´ancienne tradition.  Pour se moquer d’elles, certains profitèrent de l’occasion pour raconter aux étourdis des histoires pour rire et leur remettre de faux poissons correspondant à la fin du carême. Ainsi naquit le fameux poisson d’avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n’acceptent pas la réalité ou la voient autrement.

Cependant,cette hypothèse de la réforme calendaire au xviè siècle, est contredite car l’expression ou la notion de poisson d’avril est évoquée dans plusieurs écrits antérieurs à 1564 également !

Difficile de s´y retrouver , me direz-vous!

      Une autre origine viendrait de l´usage dans différents pays d´ouvrir la saison de pêche le 1er avril ou au contraire, dans d’autres, de la suspendre, afin de respecter la période de reproduction. Pour faire un cadeau aux pêcheurs, et pour se moquer un peu d´eux car la pêche était soit trop facile (abondance le jour de  l´ouverture), soit infructueuse (jour de la suspension), on leur offrait un hareng. Là encore cette hypothèse est rejetée, les archives historiques mentionnant le choix d’autres dates par les autorités gérant les pêches.

Reste que la tradition du 1er avril se maintient très vivace comme le démontre cette petite vidéo tournée dans une école maternelle /primaire. Tout le monde aime rire, plaisanter, faire des farces et les enfants les premiers !

….et comme c´est bien connu, en France, tout finit par des chansons: “Des milliers de poisson d´avril ”  est chanté par un choeur d´enfants. Ici le poisson d´avril est l´animal sympathique et surtout pacifiste qui fait sourire. La chanson incite à pratiquer cette coutume de se coller des poissons dans le dos plutôt que des balles qui tuent !

Malgré l´origine un peu obscure, la tradition reste donc très vivante et particulièrement chez les enfants ce qui est certainement un gage de sa survie pour l´avenir!

Le 1er avril, étant proche, beaucoup vont donc être à l´affût des gros titres de la presse ce jour-là et essayer de démêler le vrai du faux…. Et ce n´est pas toujours facile, croyez-moi! Certains journalistes sont vraiment de grands experts en ironie…..

 7 poissons d´avril qui ont marqué ….:

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

Profesora de francés

máis artigos

Do 19 ao 25 de abril 2021

Do 12 ao 18 de abril 2021

Do 5 ao 11 de abril 2021

Do 29 de marzo ao 4 de abril 2021

Do 22 ao 28 de marzo 2021

Do 15 ao 21 de marzo 2021

Elena Ramos Rascado por Ana Santos

Antonio Lois Pérez

Xosé Manuel Gulías Márquez

Carmen Varela Villamarín

♥♥♥ síguenos ♥♥♥

Cantar en galego. Da tradición oral á modernidade (I) por Marcos Seixo

Cantar en galego. Da tradición oral á modernidade (I) por Marcos Seixo

Os primeiros en facer recollidas de cantigas populares de transmisión oral foron os ilustrados (séc. XVIII): frei Martin Sarmiento, o cura de Fruíme, Xosé Cornide Saavedra, o padre Sobreira…, conscientes do valor do patrimonio que se estaba a perder, e non só no plano musical, senón en todo o que se refire á literatura oral-popular. Na seguinte centuria outros eruditos (Marcial Valladares, Perfecto Feixoo…) continuaron este labor, ao tempo que amosaban a súa indignación ao constatar como parte do noso patrimonio inmaterial (cantigas, contos, refráns…) comezaba a ser reproducido en español, moitas veces por mestres, cregos e burócratas chegados de fóra, desvirtuando o tesouro oral transmitido a través do tempo polo pobo; homes e mulleres que cantaban acompañados da pandeireta, as cunchas, o pandeiro…, e os cegos coas súas zanfonas e violíns (por sorte contamos coa  mostra de como sería o labor instrumental e vocal destes cegos materializado nas gravacións discográficas interpretadas polo zanfonista Faustino Santalices e o violinista Florencio, o cego dos Vilares); aínda que tamén moitos dos nosos gaiteiros tradicionais tanxían con mestría o instrumento ao tempo que entoaban os seus cantos mentres tiñan aire no fol; técnica que estivo perdida durante tempo e que se foi rescatando nas últimas décadas.

Entre o último terzo do séc. XIX e as primeiras décadas do XX prodúcese un senlleiro florecemento da nosa música tradicional da man de grandes músicos e investigadores como Perfecto Feixoo, Manuel Castro González  (o gaiteiro de Penalta cantado por Curros),  Faustino Santalices, Manuel Rilo, Xan Míguez (Ventosela), Miguel Liméns, Avelino Cachafeiro… Florecemento no que influíron dun xeito decisivo dous grandes musicólogos e folcloristas como Casto Sampedro e Bal y Gay.  Eran tempos en que nacían moitos coros e orfeóns en ambientes urbanos para transmitir e dignificar a nosa cultura, cunha grande preocupación pola posta en escena (traxe tradicional, abelorios, peiteado, disposición escénica…) na procura do reforzo da identidade nacional:  Aires da terra (Pontevedra) fundado por Perfecto Feixoo en 1883, Orfeón Coruñés, fundado por Pascual Veiga en 1875,  Cantigas e aturuxos (Lugo) en 1917, Toxos e Froles (Ferrol) en 1918, Cántigas da Terra (A Coruña) en 1916,  Cantigas e Agarimos (Santiago de Compostela) en 1921, Coral de Ruada (Ourense) en 1918, no que colaborou Faustino Santalices…  Agrupacións que realizaron un labor inestimábel non só no plano musical e folclórico senón tamén literario, como difusoras dos poemas dos nosos vates e tamén no que atinxe ao teatro e a danza, pois moitas contaban con cadro de declamación e ballet.

Xosé Campos, o cego de Cuntis (1895)

Perfecto Feixoo

Faustino Santalices

O golpe de estado franquista significaría a aniquilación de moitas décadas de traballo a prol da construción dun ambicioso proxecto de recuperación e dignificación da nosa cultura ancestral.

Durante a ditadura franquista a nosa musica tradicional foi tutelada e utilizada polo réxime, presentándoa como manifestación da riqueza rexional dunha España monolítica, agochando todo tipo de vencello cos elementos que conforman a nosa singularidade nacional e boa parte da dignidade que acadara tempo atrás. Isto unido á castelanización de moitas das letras dos cantos e a adulteración de musicas e bailes tradicionais conduciu a un humillante declive social.

A “Sección Femenina” de Falange e “Educación y Descanso” monopolizaron as nosas agrupacións de gaitas e danza, menoscabando cun disfrace de paternalismo a importancia da nosa música tradicional. Foron moitos os casos de grupos que eran contratados pola “Sección Femenina” para actuar en distintos lugares onde realizaban os seus actos (sobre todo charlas encamiñadas ao adoutrinamento nos principios morais do franquismo). Aínda que en ocasións a sección chegou a proporcionarlles traxes e outros trebellos (normalmente de pésima calidade e sen ningún tipo de criterio arqueolóxico), actualmente as persoas que viviron esta experiencia prefiren non lembrala, pois ademais de non cobrar unha boa parte das actuacións e correr eles cos gastos, viron a súa figura socialmente degradada e o noso instrumento nacional, a gaita, rebaixado, obrigado a levar as cores da bandeira española, desposuído de todo tipo de vencello cos elementos que conforman a nosa singularidade nacional e de boa parte da dignidade que acadara en décadas. Dignidade agora lixada pola imaxe dun folclorismo reaccionario, exótico, turístico (que non representaba moito máis do que o marisco, o lacón con grelos ou a queimada), e o noso idioma proscrito no ámbito das representacións, facendo delas verdadeiras fantochadas.

Os Chacentes (1950)

Os da Torre (1960)

Gaiteiros galegos en Ponferrada (1960)

Mais non todo foi unha desfeita para as nosas músicas, pois neste período, especialmente a partir dos anos 50 ou 60, prodúcense algúns avances grazas ao labor comprometido de grandes gaiteiros como Enrique Otero, Ricardo Portela, Patelas, Moxenas, Nando Casal, Ferreirós…, e artesáns luthiers como Xosé Manuel Seivane, Amadeo Goyanes, Xaquín Míguez (Xocas),  Antón Corral…, que acadan melloras técnicas na construción de instrumentos, especialmente das gaitas, que permiten que o cuarteto tradicional poida tocar a dúas voces. Topámonos con numerosas agrupacións que seguían animando as festas e rituais litúrxicos e profanos como é o caso de formacións como Os Campaneiros (Vilagarcía), Os Areeiras (Catoira), Os Montes (Lugo), Os Enxebres (Cacheiras), Os da Torre (Cuntis), Os Chacentes (Campo Lameiro), Os Morenos (Lavadores-Vigo), Os Alegres (Pontevedra), Os Airiños do Eume, Os Raparigos (Ferrol), Os Rosales (Rianxo), Os Encantiños do Umia (Caldas), Lembranzas Galegas (Vigo)… Facían as alboradas, concertos, pasarrúas, procesións…, e en ocasións mesmo tocaban na verbena, no descanso da orquestra. Algúns deles, conscientes do seu papel subsidiario e non sempre valorado na verbena, chegaron a arranxar e incorporar algunhas pezas típicas das orquestras ou da música que se escoitaba pola radio (mesmo ritmos caribeños, rancheiras e corridos), para que a xente bailara e se divertira con pezas acordes cos gustos musicais da época. Mesmo se incorporan instrumentos alleos á nosa tradición como saxofón, clarinete, pratos…, creando as populares murgas e charangas.

Non sería até a caída do franquismo que a música tradicional, especialmente os grupos de gaitas e baile e tamén as cantadeiras, comezan a recuperar a dignidade e respecto que a súa actividade merece. Máis o proceso foi longo e ata a década dos 80 ou 90 a música e o canto tradicional non acadou unha grande notoriedade, a non ser os grupos folk que fusionaban a tradición co pop-rock e/ou incorporaban ritmos e instrumentos importados das illas británicas.

Así polos 90 conviven grupos máis tradicionais, co prestixio de Os Carunchos, Malvela, Leilía (nos primeiros tempos), Chouteira, Quempallou, Muxicas, Treixadura…, e outros que optan por un maior grao de mestizaxe como Milladoiro, Luar na Lubre, Brath, Dhais, Na Lúa, Alecrín, Matto Congrio, Berrogüetto, Carlos Núñez, Os Cempés, Xosé Manuel Budiño, Fía na Roca, Susana Seivane, Quinta Feira, Liorna

Fuxan os ventos

Treixadura 

No tardofranquismo a música popular tivo no noso país dúas tendencias. Por un lado a canción de autor, a canción protesta. E por outro as músicas proxectadas a recuperar e acomodar a tradición aos novos tempos.

A maior parte dos cantautores son persoas de esquerdas, non sempre vencelladas a unha organización política concreta pero comprometidos con Galiza e coas clases traballadoras. Isto conduciunos a sentir como un obxectivo urxente a recuperación do galego. Un idioma proscrito no ensino, na administración, na liturxia, nos medios de comunicación…, nun contexto de fera represión lingüística e cultural. Ademais a ditadura seguía a ser igual de opresiva e violenta que décadas atrás: torturas, asasinatos, detencións… Con todo, no plano político, as loitas populares antifranquistas, tanto desde o movemento obreiro como estudantil, van acadando algúns froitos.

Miro Casabella

Suso Vaamonde

O éxito do concerto do cantautor valenciano Raimon en 1967 na Residencia de Estudantes de Compostela, fixo comprender a necesidade imperiosa de crear unha nova canción en galego. Unha canción feita no noso idioma, con temas de denuncia e reivindicación. Un ano despois nace o colectivo denominado Voces Ceibes, coincidindo co clima de rebeldía internacional que comezou co Maio do 68 francés, e que tivo unha especial proxección no noso país, dadas as arelas de rebeldía que estaban xurdindo, os anceios dunha mudanza radical perante o devalar do réxime e dun tirano que non podía durar moito tempo máis. Ademais entre os factores que pulan neste gromo musical e social cómpre lembrar a difusión que neste intre está a ter en toda Europa a música popular chegada do outro lado do mar, especialmente enchoupada de denuncia social, o que adoitamos denominar como canción protesta especialmente con figuras como Bob Dylan e Joan Baez, entre outros.

Xavier González del Valle, Benedicto, Xerardo Moscoso, Guillermo Rojo, Miro Casabella e Vicente Araguas serán os fundadores deste combativo movemento musical, ao que axiña se suman Suso Vaamonde e Bibiano. Eran intérpretes de letras propias ou de poemas de escritores galegos como Curros Enríquez, Rosalía de Castro, Manuel María, Álvaro Cunqueiro, Celso Emilio, Ramón Cabanillas, Luís Pimentel, etc. Segundo Araguas tratábase de sentar as bases para a canción monolingüe, social, belixerante… Pois fan unha teimosa aposta polo galego como única lingua nas súas cancións. A finais de 1974 disólvense, aínda que algúns dos membros continuarían activos.

Xorde por este anos a Nova Canción Galega, cun carácter aperturista e integrador. Ninguén podía nin imaxinar a mudanza que se estaba a producir no panorama musical galego en todo o país entre finais do franquismo e comezos da transición, ao que se foron incorporando un feixe de grupos e solistas como Fuxan os Ventos, Saraivas, Xocaloma, A Roda, A Quenlla, Xoán Rubia, Amancio Prada, Pilocha, Batallán, Emilio Cao…, algúns dos cales tiveron unha importante proxección internacional, especialmente nos países vencellados á emigración. Os tempos estaban a mudar. Desaparecidas as vellas ruadas, fiadeiros e muiñadas, abríanse novos espazos para as nosas músicas, e había que aproveitar os novos medios e xeitos de difusión como concertos masivos e festivais que tiñan lugar en todo o país, e entre os que compre salientar o de Pardiñas (Guitiriz) ou o Festival Internacional do Mundo Celta de Ortigueira, onde participan grupos galegos a carón doutros chegados desde Escocia, Irlanda ou Bretaña. A popularización dos xiradiscos e a chegada dos casetes axudou á difusión da música galega… Atopámonos pois cunha estrutura comercial gorentosa para as discográficas que aproveitaron o filón coa gravación de numerosos álbums. Unha inédita realidade que foi agochada polos medios de comunicación, especialmente a televisión e a radio.

A consideración da canción popular como medio que mellor expresa e serve ás aspiracións democráticas do pobo evidénciase en todo o Estado e será a base principal da celebración do I Festival de la Canción de los Pueblos Ibéricos, que tivo lugar no campus da Universidade Autónoma de Madrid o 10 de maio de 1976 como acto de reafirmación da personalidade dos pobos e como mostra da vontade de coordinación solidaria para a consecución das liberdades democráticas. As máis de 60.000 persoas que acudiron ao acto amosan o papel que a canción chegou a desempeñar na toma de conciencia fronte á tiranía. No evento participaron cantores como Manuel Gerena (andaluz), Labordeta (por Aragón), Luís Pastor, Julia León e La Fanega (Castela), Unsain e Mikel Laboa (vascos), Taburiente (canarios), Pablo Guerrero (estremeño), Pi de la Serra (catalán), Fausto e Vitorino (portugueses), Raimon e Adolfo Cedrián (valencianos), Victor Manuel (asturiano)…, e como representación do noso país Miro Casabella, Bibiano e Benedicto.

Nalgúns destes cantautores e grupos xa topamos fusión da musica de raíz con algún tipo de pop ou música melódica, nunha liña de evolución e reformulación da música tradicional, e facéndoo na nosa propia lingua. Pero ao mesmo tempo que Voces Ceibes e a Nova Canción, e xa máis propiamente proxectado desde un pop máis explícito, cómpre mencionar a Los Tamara e ao seu cantante Pucho Boedo, ao que alguén bautizou como o Frank Sinatra galego, que gravou a súa música en galego xa polos anos 50; lingua proscrita polos mesmos que asasinaron en 1936 ao seu pai Xosé Boedo, membro da CNT, e ao seu irmán Xosé Antonio un ano despois. Levaron aos campos da festa e aos salóns de baile toda a potencialidade lírica do galego, con moitos temas  compostos por Pucho sobre poemas de Curros, Celso Emilio, Rosalía: «O vello e o sapo», «A meiga», «Negra sombra»… Tamén actuaron con éxito en célebres escenarios de Madrid, París e en distintas cidades de Suíza, Holanda, Alemaña, Reino Unido, Bélxica…, percorrendo ademais países como Marrocos, Túnez, Líbano, Alxeria…

Pucho Boedo

Andrés do Barro

Coincidindo cos tempos de Voces Ceibes topámonos cun fenómeno que situou o galego nun espazo esencial no panorama do pop a un nivel que desbordou as expectativas máis optimistas. Estou a falar do sorprendente éxito de Andrés do Barro, quen a pesar de cantar exclusivamente en galego, conseguía a nivel estatal un resultado sen precedentes tanto do punto de vista discográfico como a nivel televisivo e radiofónico.

En 1970 publicou o sinxelo Corpiño xeitoso, primeira canción en galego en estar no número 1 de “Los 40 Principales”. Mais adiante editou o seu primeiro LP, Me llamo Andrés Lapique do Barro, que inclúe dúas cancións con letra de Xavier Alcalá, «Teño saudade» e «A uns ollos verdes». Alcalá compuxo tamén a letra doutras pezas como «Rapaciña» e «Fogar de Breogán» e definiu ao seu amigo Andrés como “neotrobador do século XX”.

Andrés do Barro conseguiu algo inaudito ata entón en galego: colocar no número 1 varias das súas composicións: «O tren», «Corpiño xeitoso», «San Antón», “Pandeirada»…

O franquismo proscribira durante moitos anos actuacións e gravación de discos en catalán, galego ou vasco, mais fronte ao ton reivindicativo de Voces Ceibes, aos que estivera ligado nos seus comezos, o cantante ferrolán opta agora pola temática costumista (algo polo que recibiu algunhas críticas), mais sen renunciar á súa lingua, pois como el mesmo sinala no seu segundo disco: “quero colaborar con todo interese e cariño a dignificar o meu idioma materno, caído durante moitos anos no máis cruel menosprezo”.

Perante esta eclosión e a popularidade que estaba a acadar a música galega comézase a producir a imprevista aterraxe neste terreo de cantantes como María Ostiz. Era sobre todo cantautora, pero a maior difusión e o maior éxito comercial acadouno cunha versión da popular canción “Na beira do mar” que arranxou en 1969 e foi das pezas máis destacadas durante 1970 en “Los 40 Principales”.

Sorte parella correu o tema “Un canto a Galicia”, composto e gravado en 1971 polo cantante de raíces galegas Julio Iglesias, incluída no seu álbum do mesmo título de 1972. Trátase dun canto á terra natal do seu pai, natural da Peroxa (Ourense), que acadou unha grande notoriedade a nivel internacional, e volveu a ser editado en posteriores discos con outros éxitos do cantante.

O coñecido cantante Juan Pardo tamén compuxo algunhas pezas en galego nos anos 60, que non tiveron a grande difusión que acadou o tema en castelán, aínda que de ambiente galego, titulado “Anduriña” (1968) que compuxo o dúo Juan y Junior, do que formaba parte; ou a canción “Cuando te enamores”, con partes en galego e en castelán. O vencello co galego estivo presente durante tempo, pois  foi produtor discográfico de Andrés do Barro, comezando en 1969, e axudando a este cantante a erguerse ao cume do pop a nivel nacional e internacional. Como anécdota poderíamos relatar que na gravación da coñecida canción titulada «O tren», de Andrés do Barro, fixeron os coros o propio Juan Pardo, a súa muller Emy e Camilo Sesto, que andaba nos comezos da súa carreira.

Juan Pardo

Ademais o excantante de Los Brincos fixo unha gravación enteira en galego no disco titulado Galicia; traballo que causou grande sorpresa ao ser editado en 1976 cun ton moi belixerante e directo para uns tempos en que a liberdade só era unha fermosa utopía, musicando poemas de Antonio Olano («Dinguillidan!!!… Nana pra un neno probe»), Eduardo Pondal («A fala e falade galego»), Ramón Cabanillas (“Irmán Daniel. Na morte de Castelao”, “En pé”, “A Rosalía de Castro”) ou compoñendo el as letras (“Probiña da tola” e “Miña nai dos dous mares”). Mesmo chega a facer unha versión orixinal do Himno Galego.

Xil Ríos

Ana Kiro

Espazo á parte dentro da música melódica merecen Xil Ríos e Ana Kiro. O primeiro, un moañés de familia mariñeira, comezou a súa traxectoria en 1971 no Festival «Dorna» de Vigo co tema «Un anaco de pan». No seu primeiro disco (1972) destaca o tema «Nosa Galicia«, no que trata o problema da emigración. Cómpre subliñar o carácter social de algúns dos seus temas, o que levou a que «Aos meus amigos» fose proscrito na televisión polo franquismo, dada a denuncia social que fai sobre a situación dos mariñeiros. A partir de aí ten unha abondosa produción discográfica ao longo de moitos anos. O seu tema máis emblemático é “Xirarei”, incluído no álbum do mesmo nome (1980).

Pola súa banda os inicios de Ana Kiro como cantante prodúcense no mundo da emigración (en Barcelona) polos anos sesenta. O que nun comezo era unha simple afección rematará en pouco tempo no que será a súa actividade profesional ao longo de toda a súa vida. Axiña comezarán as gravacións discográficas, as xiras e mesmo a participación nun programa de TVE. O seu disco Galicia terra meiga (1973), do que vende máis de 100.000 copias, ábrelle o camiño da emigración, e así comeza unha vida de viaxes por distintos países de Europa e latinoamérica, onde a enxebreza dos seus temas esperta tanta paixón nos saudosos galegos alí establecidos. Nos seus últimos anos traballa como presentadora na TVG.

Nos comezos dos anos 70 foi bastante habitual a aparición de grupos amateur formados por mozos moi novos (ás veces adolescentes) cargados de ilusión pero sen grande formación musical que artellaban os seus repertorios segundo os gustos propios da xente da súa idade. Seguindo os pasos da música pop en boga en todo o Estado, pero introducindo ao mesmo tempo o engadido de cantar en galego algúns dos seus temas. 

Corazón Joven

Foi un fenómeno que se deu nalgunhas cidades e vilas galegas e poucos deles saíron adiante. Foron desaparecendo, algúns pola necesidade dos seus membros de centrarse nos estudos, outros optaron por dedicarse á música de verbena, mesmo de xeito profesional. Moitos dos seus nomes xa se perderon no esquecemento. Poderiamos mencionar neste senso ao dúo Keltia, formado por Álvaro Someso e o agora presentador da TVG Xosé Manuel Gayoso que editaron en 1978 o LP Choca esos cinco con algunhas cancións en galego. Mais eu aínda lembro algún máis por proximidade xeográfica como foi o caso de Toxo Verde (da Estrada) e especialmente Corazón Joven de Cuntis. Deste último recordo que tiñan dúas cancións de composición propia en galego: “Olla pra min” e “Mariñeiro”. Anos máis tarde o grupo Samba, no que tocaban tres dos antigos membros, gravou un single que reproducía dous temas, “Olla pra min” e “Te vas”, moi no estilo do pop da época, e que era frecuente topalo nas máquinas de discos dos bares. Eu mesmo conservo este vinilo que considero unha boa mostra das tendencias musicais máis difundidas no noso país neses anos. Con este dato non pretendo facer moito máis que uns breves apuntamentos sobre o contexto musical dos anos 70, que coido que poden resultar de interese como modelo extrapolábel ao que aconteceu noutras vilas do país, e que nos revelan un clima favorábel á divulgación do noso idioma no ámbito das músicas máis de moda no momento.

Gaiteiros de Soutelo “Foliada de Tenorio

Faustino Santalices “Alalá das Mariñas

Florencio o cego dos vilares “A filla de Bartolo” 

Benedicto “Pola Unión”

Suso Vaamonde “Compañeiro Daniel

Amancio Prada

Fuxan os ventos  “Muller

Chouteira  “A Trabada” 

X. M. Budiño en Canadá

Quinta feira “O señor das Carapazas

Pucho Boedo Airiños airiños aires

Andrés do Barro “O tren” 

Ana Kiro “Galicia terra meiga” 

Xil Ríos  “Xirarei”  

«Olla pra min» de Corazón Joven polo grupo Samba 

Bibliografía

AAVV, “I Festival de Canción de los Pueblos Ibéricos” 1976. Pretérito imperfecto, Difusora Internacional, S.A., Barcelona, 1977.

AAVV, No país das gaitas, Cadernos A Nosa Terra, Promocións Culturais Galegas S.A., Vigo 1995.

AAVV, Cancións para todos nós. Crónica de 20 anos de música galega, Cadernos A Nosa Terra, Promocións Culturais Galegas S.A., Vigo 1996.

CAMPOS CALVO-SOTELO, Javier, Fiesta, identidad y contracultura. Contribuciones al estudio de la gaita en Galicia, ed. Diputación de Pontevedra, Santiago de Compostela 2007.

LÓPEZ COVAS, Lorena, Historia da música en Galicia, Ouvirmos S.L., Sarria 2013.

SCHUBARTH, Dorothé/SANTAMARINA, Antón, Cancioneiro galego de tradición oral, Fundación P. Barrié de la Maza, A Coruña, 1982.

SEIXO PASTOR, Marcos, “Os nosos músicos. Gaiteiros de Cuntis: De Miguel da gaita e Pepe de Pedro aos Airiños de Cuntis”, A Taboada V, Cuntis-Moraña, xullo de 2002, pp. 115-148.

SEIXO PASTOR, Marcos, “Os nosos músicos: Patelas, o gaiteiro de Cuntis” , A Taboada III, Cuntis-Moraña, xuño de 2001, pp. 63-76.

 Recursos informáticos

 http://www.ghastaspista.com/historia/voces.php consultada o 23/02/2021.

http://www.blogoteca.com/cuntis/index.php?cod=134332 consultada o 23/02/2021.

https://www.publico.es/culturas/pucho-boedo-tamara.html consultada o 27/02/2021.

https://www.libertaddigital.com/chic/corazon/2015-08-29/la-vida-atormentada-de-andres-do-barro-1276555890/  consultada o 01/02/2021.

Marcos Seixo Pastor

Marcos Seixo Pastor

Profesor de galego

Chámome Marcos Seixo. Aínda que a miña chegada ao mundo tivo lugar en 1959 na rúa de San Marcos en Lugo, na casa da miña avoa, fun concibido e criado en Navia de Suarna, onde pasei unha feliz infancia e a onde regreso cando menos dúas ou tres veces ao ano. Por mor da profesión do meu pai, estivemos vivindo en distintos concellos. Asentámonos finalmente en Cuntis (Pontevedra), onde vivo a día de hoxe na aldea de Castrolandín.

Fixen estudos de Filoloxía en Compostela e os últimos 16 anos fun profesor do IES Valle Inclán de Pontevedra, até a miña “xubilación forzosa por incapacidade” no ano 2016. Neste instituto coñecín aos compañeiros do grupo de teatro Argallada, algúns deles impulsores do blog devellabella, no que ando a colaborar con algún traballo.

A miña vida na actualidade segue a ser bastante activa, pois podo dedicar o tempo ás miñas moitas afeccións, entre elas escribir. Alén diso tamén son afeccionado á música tradicional, ás motos, sobre todo ás clásicas, a coidar as viñas, e tamén a nadar, podendo ser, no río de Navia

máis artigos

Do 19 ao 25 de abril 2021

Do 12 ao 18 de abril 2021

Do 5 ao 11 de abril 2021

Do 29 de marzo ao 4 de abril 2021

Do 22 ao 28 de marzo 2021

Do 15 ao 21 de marzo 2021

Elena Ramos Rascado por Ana Santos

Antonio Lois Pérez

Xosé Manuel Gulías Márquez

Carmen Varela Villamarín

♥♥♥ síguenos ♥♥♥

Mains d’or por Ghislaine Gourlaouen

Mains d’or por Ghislaine Gourlaouen

Un auteur compositeur, une chanson

Bernard Lavilliers   Auteur compositeur français  (Saint-Étienne, 1946)

Difficile de caractériser une personne en quelques mots et pourtant le titre de cet album paru fin 2010 pourrait le faire à merveille. Celui-ci s´intitulait Causes perdues et musiques tropicales. Ce titre vient d´une discussion avec François Mitterrand dans les années 1980. Lavilliers avait été invité au ministère de la Culture en compagnie d´autres artistes.  Le président de l´époque lui demande ce qu´il fait de ses journées. Lavilliers répond : “ je chante des causes perdues sur des musiques tropicales”

Un autor compositor, unha canción
Bernard Lavilliers Autor compositor francés ( Saint-Étienne, 1946) Difícil definir a unha persoa en poucas palabras e con todo, o título dun álbum saído a finais de 2010 faio de marabilla. Este titulábase Causas perdidas e músicas tropicais. Este título provén dunha charla con François Mitterrand nos anos 1980. Lavilliers, do mesmo xeito que outros artistas, fora convidado o Ministerio de cultura. O Presidente por aquel entón pregúntalle o que fai ao longo do día. Lavilliers contesta. “Canto causas perdidas con músicas tropicais.”

Une chanson sur la dignité humaine et le droit de travailler.

Cette chanson fait partie de l´album “Arrêt sur image”, sorti en 2001. La chanson est consacrée au désarroi ouvrier ayant perdu son emploi. Ce qui la caractérise c´est ce contraste entre les paroles et la musique: rythme capverdien virevoltant.

Ici Lavilliers chante le désespoir ouvrier sans grande possibilité de reconversion en raison du déclin des secteurs industriels traditionnels, la concurrence étrangère moins chère, l´apparition de nouveaux produits, le coût de la main d´œuvre jugé trop élevé par rapport à ceux des pays émergents…. La progression du pétrole au détriment du charbon, le manque de modernisation. Tout cela plongera les bassins houillers  et les grandes régions de la sidérurgie dans la crise dès la fin des années 1960. Cette crise se soldera par la fermeture progressive des mines et des usines, contribuant ainsi à la désindustrialisation de pans entiers de l´économie française…

Le refrain “Travailler encore” donne un ton de revendication et de résistance à la chanson.

Tout comme les mains d’or savent fondre les métaux, le chanteur fait naître la fusion musicale; le rythme insuffle une énergie, une pulsation dansante à une chanson consacrée aux drames du chômage dans une Europe en désindustrialisation.  

 La grande force de la chanson est qu’elle parle de la dignité de l’ouvrier, détenteur d’un savoir faire précieux, d’un homme toujours animé par la volonté du travail bien fait, accompli grâce à ses «mains d’or».

  La chanson constitue sans doute aussi pour le chanteur un clin d’œil à son histoire personnelle et familiale. En effet, derrière le pseudo Lavilliers se cache Bernard Oillon. Né dans le Forez en 1946, Lavilliers a débuté à 16 ans comme tourneur sur métaux à la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne. Son père, ancien résistant (FTP) et communiste, a travaillé toute sa vie dans cette même Manufacture d’armes de Saint-Étienne où il était également délégué syndical CGT. «Lavilliers raconte ainsi la genèse des Mains d’or: «J’étais à Toulouse quand j’ai écrit ce texte, dans ma chambre d’hôtel. À la télévision, je voyais des usines qui fermaient et des salariés qui disaient : » On veut travailler, c’est tout ce qu’on demande.» (…) Grâce au destin, mon père, qui a travaillé toute sa vie à la manufacture d’armes de Saint-Étienne, a échappé à ça. Il n’a pas été viré ni mis en préretraite.«

Les mains d’Or

Un grand soleil noir tourne sur la vallée

Cheminées muettes, portails verrouillés

Wagons immobiles, tours abandonnées

Plus de flamme orange dans le ciel mouillé

 

On dirait, la nuit, de vieux châteaux forts

Bouffés par les ronces, le gel et la mort

Un grand vent glacial fait grincer les dents

Monstre de métal qui va dérivant

 

J’voudrais travailler encore, travailler encore

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or

Travailler encore, travailler encoré

Acier rouge et mains d’or

 

J’ai passé ma vie là, dans ce laminoir

Mes poumons, mon sang et mes colères noires

Horizons barrés là, les soleils très rares

Comme une tranchée rouge saignée sur l’espoir

 

On dirait le soir des navires de guerre

Battus par les vagues, rongés par la mer

Tombés sur le flan, giflés des marées

Vaincus par l’argent, les monstres d’acier

 

J’voudrais travailler encore, travailler encore

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or

Travailler encore, travailler encore

Acier rouge et mains d’or

 

J’peux plus exister là

J’peux plus habiter là

Je sers plus à rien, moi

Y’a plus rien à faire

Quand je fais plus rien, moi

Je coûte moins cher

Que quand je travaillais, moi, d’après les experts

 

J’me tuais à produire pour gagner des clous

C’est moi qui délire, ou qui deviens fou?

J’peux plus exister là, j’peux plus habiter là

Je sers plus à rien, moi, y’a plus rien à faire

Je voudrais travailler encore, travailler encore

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or

Travailler encore, travailler encore

Acier rouge et mains d’or

As mans douradas

Un grande sol negro vira encol do val,

chemineas mudas, portais pechados,

vagóns inmóbiles, torres abandonadas.

Nin unha labarada laranxa no ceo húmido.

 

Pola noite, parecen vellas fortalezas

comestas polas silveiras, a xeada e a morte.

Un forte vento xeado fai renxer os dentes.

Monstro metálico á deriva.

 

Quixera traballar aínda, traballar aínda,

forxar o aceiro vermello coas miñas mans douradas

Traballar aínda, traballar aínda.

Aceiro vermello e mans douradas

 

Pasei alí a miña vida, nese obradoiro de laminado.

Os meus pulmóns, o meu sangue e as miñas carraxes negras.

Horizontes cortados, soles escasos

como unha trincheira vermella desangada na esperanza.

 

No serán, parecen barcos de guerra

batidos polas ondas, roídos polo mar,

deitados polo flanco, golpeados polas mareas,

vencidos polo diñeiro, monstros de aceiro.

 

Eu quixera traballar aínda, traballar aínda,

forxar o aceiro vermello coas miñas mans douradas.

Traballar aínda, traballar aínda,

aceiro vermello e mans douradas.

 

Xa non podo existir alí,

xa non podo vivir alí.

Eu xa non sirvo para nada.

Non hai máis nada que facer,

cando eu non fago nada máis.

Eu son máis barato

que cando traballaba, segundo os expertos

 

Matábame a producir para gañar unha miseria

Son eu quen delira ou quen se volve tolo?

Xa non podo existir alí, Xa non podo vivir alí.

Eu xa non sirvo para nada, Non hai máis nada que facer

Quixera trabalar aínda, traballar aínda.

Forxar o aceiro vermello coas miñas mans douradas.

Traballar aínda, traballar aínda,

aceiro vermello e mans douradas

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

Profesora de francés

máis artigos

Do 19 ao 25 de abril 2021

Do 12 ao 18 de abril 2021

Do 5 ao 11 de abril 2021

Do 29 de marzo ao 4 de abril 2021

Do 22 ao 28 de marzo 2021

Do 15 ao 21 de marzo 2021

Elena Ramos Rascado por Ana Santos

Antonio Lois Pérez

Xosé Manuel Gulías Márquez

Carmen Varela Villamarín

♥♥♥ síguenos ♥♥♥

Robert Johnson: O músico que vendeu a súa alma ao demo por Pascasio Radberto

Robert Johnson: O músico que vendeu a súa alma ao demo por Pascasio Radberto

Como é posible que un músico mediocre e con pouco talento ao que lle quitaban a guitarra das mans para que non rompese algunha corda desaparecese un tempo da face da terra e un ano despois reaparecese convertido nun xenio do instrumento das seis cordas? A resposta é clara e sinxela: facendo un pacto co demo. Pois isto é o que, segundo conta a tradición, fixo Robert Johnson.

Robert Leroy Johnson naceu probablemente <<aínda está en discusión, igual que outras moitas cousas da súa curta vida>>, preto da cidade de Hazelhurst, estado de Mississippi, o 8 de maio de 1911. Os seus avós naceran escravos, algo natural naqueles anos nos estados sureños de USA. A súa nai Julia Ann Majors, casou en 1889 con Charlie Dodds, carpinteiro, construtor de mobles de vimbia e tamén fillo de ex-escravos. Con el tivo dez fillos, aínda que ningún deles foi o protagonista da nosa historia. Ao ser propietarios das súas terras e da súa casa a vida, dentro do que cabe, foilles bastante ben durante uns anos. Esta “idílica” vida rematou cando Charlie tivo que marchar a Memphis disfrazado de muller e cambiar o seu apelido por Spencer, para evitar que os seus problemas cunha persoa importante branca, despois dunha pelexa, rematasen co seu linchamento polol Ku Klux Klan.

Robert Johnson en 1937 / Foto: Star Telegram Archives

Mentres Charlie residía en Memphis, Julia Ann comezou una relación con Noah Johnson, un pobre traballador local dunha madeireira co que tivo ao noso personaxe, Robert Johnson. Foi o undécimo fillo de Julia Ann.

Durante  os primeiros anos da súa vida, Robert viviu coa súa nai  trasladándose nun constante cambio de amantes e de plantacións. En 1914, con tres anos, trasládanse a vivir a Memphis co seu padrastro. Este nunca o aceptou de boa gana. Non o quería e pegáballe, porque ao parecer, e malia a súa  curtísima idade, xa empezaba a ter problemas de indisciplina. Un par de anos despois, reaparece a súa nai e trasládase a vivir con ela e o seu segundo esposo Willie Willis á cidade de Robinsonville, situada no delta do río Mississippi.

Desde o primeiro momento non amosou ningún interese nin por ser granxeiro nin polos estudos. Ao parecer asistiu a un colexio que abandonou coa desculpa de que tiña un problema na vista. Probablemente non recibiu ningún tipo de educación, pero conserváronse as dúas actas dos seus matrimonios e a letra é clara e lexible. Polo menos sabía asinar.

Dende neno, Robert Johnson interesouse pola música e sobre todo polo blues, a música do demo. No inicio do blues hai bastante lenda. Talvez xurdira no delta do Mississippi  e teña a súa orixe na música que facían os escravos que eran trasladados de África a Norteamérica para traballar nas plantacións. Adoitaban ser cantos colectivos. Había unha frase inicial, cantada por unha persoa, que era contestada polo grupo. Ao mesmo tempo que o blues xurdiu tamén o góspel. Nos dous estilos había unha frase inicial que daba comezo á estrofa, pero mentres no góspel esa frase era respondida de forma coral, ou sexa  por toda a comunidade de fieis e polo tanto converteuse en música relixiosa, no blues a contestación era efectuada por uns compases de guitarra. Desa maneira a guitarra adquiriu un papel protagonista tanto no blues como máis tarde en toda a música contemporánea. Así o instrumento das seis cordas, que substituía á comunidade de fieis, converteuse no instrumento do demo e o blues, en consecuencia, música diabólica.

Ao primeiro instrumento ao que Robert lle botou man de neno foi o arco de Diddley. Este era un instrumento moi básico que consistía nun pau cunha corda tensada entre dous cravos. Os negros normalmente non tiñan diñeiro para máis. Parece ser que se tocaba pasando pola corda algún obxecto de metal ou de cristal e que tiña un son semellante ao <<slide>>. Pouco despois tamén o intentou coa harmónica que se lle daba un pouco mellor. Pero o interese que Robert tiña pola música era inversamente proporcional ao talento e á pericia que tiña cos instrumentos. Intentábao, pero os deuses non estaban da súa parte. Por fin en 1927, aos 16 anos, Robert conseguiu a súa primeira guitarra de cuarta ou quinta man. Durante un tempo puxo todo o seu empeño en intentar facela soar aínda que, polo que se sabe, con escaso éxito.

En 1929 e con 18 anos de idade namórase de Virginia Travis de 16. Casa con ela despois de mentir coas idades e van vivir á granxa dunha media irmá del. Ese ano parece que traballou moito na granxa e tocou pouco a guitarra.  Desgraciadamente o matrimonio foi breve. Ao ano seguinte Virxinia morre no parto xunto co bebé que estaba esperando. A familia dela sempre culpou a Johson da súa morte, por intentar tocar blues, a música do demo.

Pouco tempo despois, Robert comeza unha relación con Vergie Mae Smith, coa que ten un fillo. Máis tarde volve casar con Calleta Craft, muller moito maior ca el. O matrimonio fracasou pola negativa dela a acompañalo nas súas constantes viaxes polas cidades do Delta. Malia o fracaso matrimonial, Robert visitouna habitualmente durante moito tempo, sobre todo cando precisaba refuxio e diñeiro, algo que era bastante frecuente.

Pronto adquiriu sona de mullereiro. Ao longo da súa curta vida, tivo unha longa lista de amantes, moitas delas para poder ter un sitio no que quedar nos lugares nos que tocaba. Esta forma de relacionarse coas mulleres foi unha norma de conduta que seguiu practicamente durante toda a súa existencia.  Así mesmo, tamén tivo un amplo e indeterminado número de fillos, todos eles ilexítimos. Décadas despois, a finais dos anos 90, un xuíz de Mississippi declarou a un deles, un camioneiro, como o seu único herdeiro. En definitiva, Robert Johnson dedicou toda a súa vida a ser músico de blues, bebedor, mullereiro e blasfemo. Só lle importaba a música. O único que desexaba era ser unha grande estrela do blues.

Poucos meses despois de morrer a súa primeira muller, Virginia, o “bluesmen” Son House apareceu pola cidade de Robinsonville. Son House, nacido en 1902, tamén en Mississippi, sentírase atraído polo blues despois de intentar ser predicador, e comezara a tocar a guitarra a mediados dos anos 20. O seu estilo caracterizábase por unha forma de tocar a guitarra e de cantar que lembraba os lamentos das chain gang <<grupos de prisioneiros>>. Hai que ter en conta que House pasou un tempo na penitenciaría do estado de Mississipi por matar un home, supostamente en defensa propia.

A aparición de House por Robinsonville foi fundamental para Johnson. Por todos os medios, pretendeu que House lle ensinase a tocar a guitarra. Non o deixaba en paz. O acoso era constante de tal maneira que a House non lle quedou máis remedio que intentar ensinarlle a tocar. O experimento foi en van posto que Robert non progresou demasiado e non deixaba de ser un vulgar guitarrista. Mesmo algunhas veces cando Son House estaba descansando en metade dunha actuación, Johnson collía a guitarra , comezaba a tocar e o único que conseguía era amolar a xente polo torpe que era. Máis que tocar facía ruído. House adoitaba dicirlle que se fose e que soltase a guitarra non fora romper algunha corda. Sobre esta época, anos máis tarde, House declarou: <<Daquela non era máis que un raparigo (Robert). Sopraba moi ben a harmónica, pero quería ser guitarrista. Cando saiamos de noite para ir actuar a algún baile, el adoitaba escapar da súa casa e aparecía onde nós estabamos. Nin a súa nai nin ao seu padrastro lles gustaba que frecuentase aqueles bailes de sábado pola noite, pois alí había tipos realmente moi violentos>>. Neses tempos, e nas cantinas do delta, ser <<bluesmen>> era un oficio de alto risco. Había música, bebida, mulleres e homes celosos. De feito, unha mestura de todo iso foi o que levou á tumba a Robert.

Tras a morte  da súa muller, o carácter de Robert volveuse taciturno e malhumorado. Cada vez tiña máis inclinación pola bebida. A afección á mesma era algo moi habitual entre os músicos de blues do delta. Por exemplo, un dos grandes do <<rural blues>>, Tommy Johnson autor de Canned Heat Blues «blues do alcohol enlatado», nos seus últimos anos acabado e alcoholizado bebía alcohol metílico industrial, o cal, obviamente era algo sumamente perigoso para a súa saúde.

Habitualmente, Johnson desaparecía varias semanas sen dar explicacións. Probablemente era para poder sobrevivir. Alternaba traballos de todo tipo que abarcaban desde temporeiro a tocar nas plantacións para divertir aos que estaban traballando. Non debía divertilos moito, debido á súa torpeza coa guitarra.

 Físicamente, era un home alto e fraco. Tiña un ollo, o esquerdo, algo  enfermo probablemente por cataratas. Un dos detalles máis curiosos sobre a súa aparencia física, é que  sempre estaba limpo e impecable. Segundo algúns dos seus compañeiros, <<Robert podía viaxar en calquera vagón de carga dun tren durante todo o día ou durante varios días e estar impecablemente limpio>>. En dúas das tres fotografías que se conservan del pode apreciarse isto.

No ano 1931 e en plena depresión económica, comeza a nosa historia. Robert Johnson despois duns anos sen mellorar nada a súa técnica coa guitarra, desaparece de Robinsonville e trasládase á súa cidade natal Hazelhurst. Alí durante uns meses estudou guitarra co enigmático músico de Alabama Ike Zinnerman, que dicía que aprendera a tocar blues indo a medianoite a un cemiterio. Robert e Ike ensaiaron xuntos durante un tempo e sempre no cemiterio sentados sobre unha tumba. Zinnerman acostumaba a dicirlle:  <<Aínda que toques mal, estes non van marchar>>.

Pasado un ano e sen que ninguén de Robinsonville soubese nada da súa vida, unha noite chuviosa cando Son House estaba actuando nunha cantina do delta, abriuse unha porta e entrou Robert coa súa guitarra na man e dixo que ía tocar. Nun primeiro momento, House, negouse. Non quería que lle estragara a noite. Mesmo intentou impedilo pensando que seguiría sendo torpe co instrumento. Tras unha pequena barafunda, Robert conseguiu o que quería e comezou a tocar. De alí a un pouco a xente estaba completamente alucinada. Robert empezou a facer cousas tan incribles co instrumento que literalmente conseguiu que a guitarra chorase. Aquel día, Robert Johnson fixo cousas que nunca ninguén fora quen de realizar ata ese momento. Nun curto espazo de tempo converteuse nun guitarrista xenial. A súa habilidade coa guitarra mellorara dunha maneira tan incrible que a xente empezou a comentar que Robert fixera un pacto co demo: a súa alma a cambio dunha habilidade sobrehumana para tocar a guitarra.

Segundo conta a tradición, o pacto teríase realizado no cruce de camiños das estradas 49 e 61 nas inmediacións de Clarksdale <<Mississippi>>. Nese  cruce Robert  púxose de xeonllos e entregoulle a súa guitarra ao demo. O demo afinoulla e antes de devolverlla díxolle: <<en canto recibas a guitarra a túa alma será miña. Quérela? >>. Esa foi a maneira na que  Robert Johnson vendeu a súa alma ao demo. Este acontecemento inmortalizouno Johnson no seu <<Crossroads Blues>>.

Cruce onde supostamente Robert Johnson vendeu a súa alma ao demo

Crossroad Blues

A transformación de Robert foi absolutamente brutal. Deixou en cueiros a todos os <<bluesmen>> do delta do Mississippi. Incluso  a súa  voz, que era aguda, tamén cambiou realizando falsetes asombrosos. A súa forma de tocar a guitarra pasou a ser moi instintiva e axiña creou escola. Igualmente converteuse nun gran mestre da guitarra slide, utilizando o bottleneck (colo de botella). Unha das súas grandes xenialidades foi poñerlle unha corda de máis á guitarra. Así que a súa guitarra de seis cordas pasou a ter sete. Esta sétima corda utilizábaa para facer o baixo e, como tiña uns dedos longuísimos, probablemente a tocaba co dedo polgar. Eses dedos tan longos, permitíanlle facer cousas que outros non podían. Keith Richards, guitarrista dos Rolling Stones, pensando que eran dúas guitarras, chegou a dicir ao escoitar unha gravación súa: <<quen é o outro  guitarra que toca con el?>>.

Outra das cousas incribles que podía facer coa guitarra era o son do piano. Ninguén fora quen de facelo antes. Robert Johnson estaba anticipando a gran transformación do blues, que ocorreu despois da Segunda Guerra Mundial, cando os seus paisanos do Delta do  Mississippi, trasladáronse a Chicago a traballar nas fábricas. Electrificaron as guitarras e incorporaron acompañamento de piano, baixo e batería. O tamén cantante e guitarrista de blues Johnny Shines que coñeceu e tocou con Johnson contou anos despois nunha entrevista: <<A súa guitarra parecía falar, repetir e dicir palabras como ninguén no mundo. Unha vez en St. Louis estabamos tocando unha das cancións que a Robert lle gustaba tocar con alguén máis de vez en cando. Estaba tocando moi lenta e apaixonadamente e, cando rematamos, notei que ninguén dicía nada. Aí decateime de que estaban chorando homes e mulleres>>. Todo iso Robert Johnson facíao cunha escangallada Gibson que o acompañou ata a súa morte. Son House deixouno ben claro: <<Robert vendeu a súa alma ao demo para conseguir tocar desa maneira>>.

Nas letras das súas cancións hai unha serie de argumentos que se repiten constantemente. O amor efémero, o sexo, vagabundear, a relixión e os medos absurdos.  As súas letras conmoven a quen as escoita pola súa gran capacidade poética. O seu estilo vocal era inconfundible, destacando os seus incribles falsetes. Tamén están cheas as súas cancións de referencias ao <<hoodoo>>. O Hoodoo era/é unha maxia utilizada pola poboación afroamericana. Mestura de culturas e tradicións traídas polos escravos de África, co cristianismo.

A práctica desta maxia implicaba a creación de obxectos talismán como o <<mojo>>, pequeno saco que contén herbas e diversos obxectos que se consideraban amuletos de boa sorte. A Robert o<<hoodoo>> dáballe forza porque <<os fantasmas e os espíritos saían e ensinábanlle a tocar o blues>>.

Na foto Robert Johnson (esquerda) co músico Johnny Shines / Foto: Robert Johnson Estate/Getty Images.

A partir da súa transformación, Johnson convértese nun músico profesional. Isto faino nunha época na que segundo B.B.King <<ser negro e tocar blues era ser negro dúas veces>>. Adquire rapidamente prestixio  na zona do delta e viaxa moito por todo Estados Unidos: St Louis, Chicago, Michigan, Nueva York, etc.  Comeza a arrastrar a fama de que posúe algo de sobrenatural. Normalmente ao chegar a unha cidade poñíase a tocar na beirarrúa nun recanto ou na porta dunha barbería e esperaba que lle chegase unha oferta de traballo, cousa que era doada porque axiña se corría a voz de que andaba por alí. O traballo adoitaba ser nalgunha festa ou nunha cantina. Era nestas cantinas, moitas delas situadas en cruces de camiños, onde a poboación negra ía bailar as fins de semana, os lugares nos que os músicos podían sacar algo de cartos.

Converteuse nunha persoa estraña e moi especial. Como tivese a máis mínima sospeita de que algúen estaba mirando como tocaba, deixaba de tocar ou púñase  de costas para que ninguén vise  os seus ollos de poseso e sobre todo como os seus dedos esvaraban polo mastro do instrumento. Coa guitarra chegou a ter un nivel de xenialidade que quizais só uns poucos privilexiados poden chegar a conseguir. Como xa se dixo, cando tocaba moitos pensaban que estaban escoitando a dúas ou tres persoas, pero só era el. Evidentemente tiña maxia, diabólica?

Robert Johnson anos 30 / Foto: Granger Collection, Nueva York.

Habitualmente, Robert quedaba na cidade ata que non había traballo e despois botábase de novo á estrada a calquera outro lugar onde non estivera nunca. Sempre estaba disposto a emprender a viaxe. Sen vir a conto, desaparecía unhas veces por confusos asuntos con mulleres alleas e outras veces desaparecía sen máis. A xente cristiá soía dicirlle que iría ao inferno pola vida que levaba e por tocar esa música do demo. De feito, a Robert Johnson gustáballe que o identificasen co demo.

Robert Johnson só gravou 29 cancións na súa vida. Foi nos anos 1936 e 1937. O  cazatalentos Don Law, andaba buscando músicos de <<blues rural>> para gravar nos vellos discos de 78 revolucións. Neses anos, o estilo <<blues rural>>, estaba perdendo a carreira con respecto ao <<blues eléctrico>>, pero aínda  había xente que quería gravacións deses músicos para que quedasen inmortalizados. En definitiva, Law andaba polo delta e cando conseguiu ver tocar a  Jonhson percatouse inmediatamente de que era un auténtico xenio. Automaticamente, levouno a un hotel, o Guntar de San Antonio, Texas, para facer unhas gravacións.

Nun cuarto dese hotel, Robert Johnson realizou tres sesións os días  23, 26 e 27 de novembro de 1936. Neses tres días, gravou 16 cancións. Curiosamente, a noite anterior ao primeiro día de gravación, Don Law, tivo que ir buscalo á comisaría porque mentres estaba ceando coa súa esposa e uns amigos, Robert Johnson fora detido por vago e maleante e recibira unha malleira (era negro e en Texas) e case lle esnaquizaran a guitarra.

Meses despois, o 19 e 20 de xuño de 1937, na trastenda dun almacén en Dallas, realizáronse outras dúas sesións. Neste caso foron trece temas. En total nesas cinco sesións, Johnson deixou inmortalizadas, como xa se dixo, só 29 cancións. Con estas gravacións, publicouse un disco que funcionou durante unha tempada. Cos cartos que sacou co disco viviu un tempo alegremente, como era habitual nel. Cando se lle acabaron, volveu á sua vida habitual vagando de cidade en cidade e de muller en muller.

Pero non podemos esquecer que Robert Johnson tiña unha débeda.  Debíalle a súa  alma ao demo e este, ata onde eu sei, nunca perdoa unha débeda a ninguén. O <<cobro>> produciuse nunha pequena cantina  chamada <<Three Forks>>, situada ás aforas de Greewood, Mississippi, o 13 de agosto de 1938. Tras coquetear, entre tema e tema, coa muller do dono da cantina, pasáronlle unha botella de  whisky envelenada, parece ser con estricnina. A maioría dos músicos naquela época xamais bebían dunha botella aberta sen precinto. Aquel día Robert, rompeu a norma e bebeu, malia a advertencia de que non o fixera que lle fixeron os que estaban con él.  Axiña se atopou mal e, a pesar das fortes dores, seguiu tocando a petición da xente que estaba no local e que mesmo lle deron máis de beber.

Despois de tres días sufrindo unha dores espantosas, o 16 de agosto de 1938 Robert Johnson morreu nun cuarto de hotel sen asistencia médica. Non tiña diñeiro nin sequera para pagar un doutor. A súa maneira de morrer, evidentemente foi o prezo que tivo que pagar por vender a súa alma ao demo para ser o mellor guitarrista de blues do delta do Mississipi. Tiña 27 anos, a idade en que os deuses ou os demos levan consigo os elixidos. O lugar do seu enterro aínda está cheo de misterio. Existen tres posibles tumbas onde se poderían atopar os seus restos.

A importancia como músico de Robert Jonhson comezou a notarse anos máis tarde. Primeiro no blues urbano e máis tarde no rock and roll. Nunca saberemos ata onde tería chegado se tivese sobrevivido algunhas décadas máis e puidese ter asistido á resurrección do blues nos anos sesenta-setenta. A súa influencia foi inmensa en todos os músicos de blues (a lista sería interminable). Ademais de ser o máis grande músico do blues rural, a súa maneira de tocar tamén influíu no blues electrónico e máis tarde, cando este estilo cruzou o  Atlántico, no blues británico.

Grandes artistas do rock admirárono e recoñeceron a súa influencia. Os Rolling Stones, sobre todo Keith Richard, gravaron un tema seu <<Love in Vain>>.

Led Zeppelin, que o homenaxearon nunha das súas cancións <<Lemon song>>. O supergrupo Cream; os guitarristas Peter Green ou Ry Cooder; o harmonicista Paul Butterfield; ou o instrumentista John Mayall. Todos eles e moitos máis recoñeceron ser debedores da súa música. Pero un dos seus maiores admiradores foi Eric Clapton que ademais de tocar durante toda a súa carreira o  tema Crossroads, chegou a gravar un álbum <<Me and Mr. Jonhson>>, onde fai versións duns cantos dos temas de Robert Johnson

Robert Jonhson, o home que vendeu a súa alma ao demo, é unha lenda e un mito do blues e da música en xeral. Valeulle a pena pactar co demo? Quen o sabe? O que si é certo é que nalgúns casos e nalgún momento da vida algunhas persoas chegan a un <<cruce>>  e é aí cando teñen que decidir ao que deben renunciar para ser os máis grandes, acadar a gloria e converterse en lendas.

                                                                                      Pascasio Radberto

Discografía

King of the Delta Blues Singers (1961)

King of the Delta Blues Singers, Vol.II (1970)

The Complete Recordings (1990

Bibliografía, Webgrafía y referencias:

https://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Johnson

https://www.lanide.com/robert-johnson-realidad-y-leyenda/

https://lamusicaesmiamante.blogspot.com/2015/04/el-alma-negra-de-chicago.html

https://es.wikipedia.org/wiki/Pacto_con_el_diablo

https://countrybluesenargentina.blogspot.com/2010/10/biografia-de-robert-johnson.html

https://www.academia.edu/13393370/_Sat%C3%A1n_negro_y_Lucifer_blanco_el_diablo_en_el_blues_en_Herej%C3%ADa_y_belleza_3_2015_pp_129_140_ISSN_2255_193X

Blues, la música de Delta del Mississippi. Ted Gioia. Ed. Turner Noema. 2010.

https://revistadecoahuila.com/2019/05/27/el-blues-del-hombre-en-constante-movimiento/

Devil at the Crossroads | Official Trailer Netflix 

Youtube: vídeos

 

máis artigos

Do 19 ao 25 de abril 2021

Do 12 ao 18 de abril 2021

Do 5 ao 11 de abril 2021

Do 29 de marzo ao 4 de abril 2021

Do 22 ao 28 de marzo 2021

Do 15 ao 21 de marzo 2021

Elena Ramos Rascado por Ana Santos

Antonio Lois Pérez

Xosé Manuel Gulías Márquez

Carmen Varela Villamarín

♥♥♥ síguenos ♥♥♥

FALEMOS DE AMOR cun poemiña de Vicente Risco

FALEMOS DE AMOR cun poemiña de Vicente Risco

por Charo Valcárcel, Manuel Lastra e Ana Santos

 O flirt é un fío dourado

sobre un río pendurado

todo lus.

Amor é o nome do río

quen non sabe andar no fío

Catapús!

 

Vicente Risco, O porco de pé 

máis artigos

Do 19 ao 25 de abril 2021

Do 12 ao 18 de abril 2021

Do 5 ao 11 de abril 2021

Do 29 de marzo ao 4 de abril 2021

Do 22 ao 28 de marzo 2021

Do 15 ao 21 de marzo 2021

Elena Ramos Rascado por Ana Santos

Antonio Lois Pérez

Xosé Manuel Gulías Márquez

Carmen Varela Villamarín

♥♥♥ síguenos ♥♥♥

Español