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1º Mai, «le Muguet» por Ghislaine Gourlaouen

1º Mai, «le Muguet» por Ghislaine Gourlaouen

Que dit-on chez Wikipedia?!

Traditions

D’un point de vue mythologique, mai est, le mois des fêtes en l’honneur de la végétation, des fleurs, des sources et de l’eau. Dans certaines traditions, c’est le mois du retour des morts et des ancêtres mythiques.

Dans la tradition des Romains, le mois de mai était celui de Maia, déesse de la fécondité.

Dans le monde celtique, la date du 1er mai est celle de la fête de Beltaine, la grande fête celtique du dieu Bel, correspondant au dieu gaulois Belenos. C’est une fête du feu.

Chez les catholiques, mai est le mois de Marie. Le mois de mai commence avec la fête de saint Joseph l’artisan le 1er mai. Mai se termine par la célébration de la Visitation de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth.  Les apparitions de Fatima ont eu lieu au mois de mai. Mai est également traditionnellement le mois des communions (première communion et communion solennelle).

Tableau de Raoul Dufy, le mai à Nice

Le mois de mai est aussi celui des arbres de mai, festivité fréquente en Europe occidentale et les pays nordiques, connue sous le nom de Meyboom, Maypole, Maibaum, Maggiolata, etc. Le cœur de ces rites est la plantation d’un arbre (ou d’un mat qui le représente), qui actualise l’acte primordial de la régénération.

Mai est aussi le mois de la déesse des forces de la nuit, Lilith, célébrée pendant les floralies.”

devellabella_muguet

Le Muguet

L’églantine

Le 1er mai n´est pas seulement la fête du travail, c´est aussi le jour  où l´on s´offre des brins de muguet. Comme le muguet fleurit au printemps, il est donc tout d´abord une manière de célébrer le retour des beaux jours. Il paraît que les Celtes lui attribuaient déjà une vertu de porte-bonheur, mais il faut attendre la Renaissance pour que l´on commence à offrir du muguet.

Le 1er mai 1561, le roi Charles IX reçoit en cadeau un brin de muguet porte-bonheur; le cadeau lui fait plait tellement qu´il décide d´en offrir un brin tous les ans  à chacune des dames de sa cour.

La tradition va perdurer jusqu´à la Belle Époque, surtout en Ile-de- France* où les magasins offrent un brin de muguet à toutes ses clientes. Entre 1886 et 1889, de nombreuses manifestations syndicalistes secouent la France. En 1889, les syndicats proposent que le 1er mai soit une journée chômée consacrée à la manifestation. Les participants en général manifestent avec un triangle rouge à la boutonnière qui symbolise la division de la journée en trois partie égale: le travail, le loisir et le sommeil (les 3 huit). Le triangle rouge est ensuite remplacée par l´églantine rouge qui devient le symbole des revendications des travailleurs.  À partir de 1907,le muguet remplace progressivement l´églantine. C´est en 1941 que le gouvernement de Vichy** décide d´institutionnaliser officiellement la fête du travail le 1er mai, mais comme le rouge est traditionnellement associé à la gauche, il décide de mêler définitivement le muguet à la fête du travail.

* Paris et la région parisienne

**Gouvernement collaborationniste établi dans la ville de Vichy pendant la 2è guerre mondiale.

Cette fête du 1er mai comme journée des travailleurs, nous la devons aux ouvriers américains. Le 1er mai 1886, lors d´une manifestation à Chicago, la police tire sur les ouvriers en grève. Le 3 mai la manifestation se solde par 3 morts parmi les grévistes. Le lendemain, une immense marche de protestation a lieu, et le soir, au moment où la manifestation se disperse, une bombe explose devant les forces de l´ordre et fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.  3 syndicalistes anarchistes sont jugés par la suite et condamnés à perpétuité, 5 autres seront pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines. Aujourd´hui, sur une stèle du cimetière Waldheim de Chicago, on peut encore lire les dernières paroles de l´un des condamnés, Augustin Spies “The day will come when our silence will be more powerful than the voices you are throttling today” ( le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd´hui). 

devellabella_muguet

Augustin Spies

Haymarket martyr´s monument

Vidéo, dans les rues de Paris : Vente de muguet par les associations humanitaires, les partis politiques etc..

En période de confinement: adaptation aux circonstances: service à domicile de la part des fleuristes, cadeau pour les ehpad (établissement d´hébergement pour les personnes âgées dépendantes)

Comment parler du 1er mai sans mentionner la chanson interprétée par Francis Lemarque* en 1959. Celui-ci a su adapter librement une chanson populaire russe, Les nuits de Moscou, écrite par Vassili Soloviov-Sedoï  et Mickhaïl Matoussovski en 1955  dont les premières notes ont longtemps été le générique d´ouverture de radio Moscou.

Francis Lemarque (1917-2002), né Nathan Korb, a écrit beaucoup de chansons pour Yves Montand. Avec Charles Trenet, Henri Salvador, Charles Aznavour, il a eu l´une des plus longues et plus riche carrière de la chanson francophone et nombre de ses titres appartiennent à la mémoire collective et la culture française. Il a également connu la censure pour sa chanson pacifiste Quand un soldat, sortie en 1953.

Le temps du muguet

 Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu’au banc où je t’attendais
Et j’ai vu refleurir
L’éclat de ton sourire
Aujourd’hui plus beau que jamais

Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà seront fanés
Pour nous deux, rien n’aura changé
Aussi belle qu’avant
Notre chanson d’amour
Chantera comme au premier jour

Il s’en est allé, le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année, pour se faire oublier

En partant, il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s’aimer, pour s’aimer longtemps

 

Voici, à la suite trois interprétation de cette même chanson: celle de Francis Lemarque en français, celle des choeurs de l’Armée Rouge et finalement une interprétation du pianiste Van Cliburn lors d´une réception officielle,en 1987.

En décembre 1987, Mickail Gorbachov et son épouse Raïsa sont reçus par le couple présidentiel de l´époque – Ronald et Nancy Reagan- Lors d ´une soirée concert, le pianiste, Van Cliburn interprète “Les nuits de Moscou” au piano; Gorbachov est enthousiaste et il le montre bien!… à un moment donné , ce sont tous les assistants qui reprennent en choeur la chanson.

Chanson interprétée par Francis Lemarque

Les choeurs de l´Armée Rouge

En décembre 1987, Mickail Gorbachov et son épouse Raïsa sont reçus par le couple présidentiel de l´époque – Ronald et Nancy Reagan- Lors d ´une soirée concert, le pianiste, Van Cliburn interprète “Les nuits de Moscou” au piano; Gorbachov est enthousiaste et il le montre bien!… à un moment donné , ce sont tous les assistants qui reprennent en choeur la chanson.

8 déc. 1987, State dinner arrival of Mickail Gorbachov and Raisa:  interprétation de la chanson russe à la minute 15´38

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

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Une chanson qui a traversé l’atlantique por Ghislaine Gourlaouen

Une chanson qui a traversé l’atlantique por Ghislaine Gourlaouen

Si je vous dis La Foule, cela ne vous dira rien peut-être, mais Que nadie sepa mi sufrir, cela  vous parlera déjà beaucoup plus !  Et  A multidão en portugais-brésilien, l´avez-vous déjà entendu?

Édith Piaf

De son vrai nom Édith Giovanna Gassion (1915- 1963) connue aussi comme la “môme Piaf”- un piaf étant un moineau en langue populaire-. Piaf est née dans un milieu très défavorisée, et sera souvent délaissée par ses parents.                           

Pendant quelques années elle suivra son père dans des cirques itinérants.  À 15 ans, elle fuit le foyer familial et commence à chanter dans la rue, puis dans des bals musettes. Qui ne connaît  les grands classiques chantés par Piaf?  La vie en rose, Non, je ne regrette rien, Mon légionnaire, Hymne à l´amour, Milord, l´Accordéoniste.  Ses interprétations et sa voix ont marqué le public pour longtemps. De nombreux chanteurs lui doivent aussi beaucoup: Yves Montand, Charles Aznavour, Les Compagnons de la chanson, Georges Moustaki, Charles Dumont ….C´est elle en effet qui les a fait connaître. La renommée d’Edith Piaf sera internationale mais sa fin de carrière deviendra difficile à cause de ses problèmes de santé liée à la maladie et l´alcool entre autres. Elle meurt jeune, à 47 ans.

La foule, une chanson venue de la Pampa

En 1956, Piaf part en tournée en Amérique du Sud. Elle en rapporte l’un de ses plus grands succès : La Foule.

Alors qu’elle chante en Argentine, elle est séduite par Que nadie sepa mi sufrir, ritournelle populaire faisant partie d’une tendance musicale appelée la valse péruvienne. Écrit en 1936 par Angel Cabral, les paroles sont d´ Enrique Dizeo. La chanson est adaptée en français par Michel Rivgauche et interprétée pour la première fois en 1958 lors du troisième Olympia* de la Môme*.

 L´adaptation française a connu un grand succès, ce qui explique que la version originale a été remise à la mode sous le titre espagnol Amor de mis amores. La chanson a été reprise par de nombreux artistes, en français comme en espagnol mais aussi dans d’autres langues.

 La chanson narre l’histoire d’une jeune femme, perdue dans une fête populaire, la foule est dense, tellement importante que les personnes qui la compose n’ont que peu d’emprise sur leur mouvement. Par un mouvement de foule, la jeune femme se retrouve dans les bras d’un inconnu. Tous deux impuissants, ils se laissent emporter par la magie de cet instant, dansant au gré du mouvement de la foule. Il y a quelque chose qui se passe, peut-être le début d’un amour naissant, détruit quelques instants plus tard par un autre mouvement de foule qui séparent ceux qui venaient de se rencontrer. Malgré tous ses efforts, la foule l’emporte loin de cet inconnu que la foule lui a offert et aussitôt repris. Un inconnu qu’elle ne reverra jamais.

*L´Olympia est une salle de spectacle de Paris qui a toujours été une véritable rampe de lancement pour les artistes. C´est le plus ancien music-hall encore en activité.

*La môme: autre façon d´appeler Édith Piaf; une môme étant une enfant; allusion à la petite taille d´Édith Piaf, qui ne mesurait qu´1,47m, taille menue qui contrastait d´autant plus avec la puissance de sa voix!

Paroles en français: 

La Foule

Je revois la ville en fête et en délire

Suffoquant sous le soleil et sous la joie

Et j’entends dans la musique les cris, les rires

Qui éclatent et rebondissent autour de moi

Et perdue parmi ces gens qui me bousculent

Étourdie, désemparée, je reste là

Quand soudain, je me retourne, il se recule

Et la foule vient me jeter entre ses bras

Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne

Écrasés l’un contre l’autre, nous ne formons qu’un seul corps

Et le flot sans effort nous pousse, enchaînés et l’un et l’autre
Et nous laisse tous deux épanouis, enivrés et heureux

Entraînés par la foule qui s’élance et qui danse une folle farandole

Nos deux mains restent soudées

Et parfois soulevés, nos deux corps enlacés s’envolent

Et retombent tous deux épanouis, enivrés et heureux

Et la joie éclaboussée par son sourire

Me transperce et rejaillit au fond de moi

Mais soudain je pousse un cri parmi les rires

Quand la foule vient l’arracher d’entre mes bras

Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne

Nous éloigne l’un de l’autre, je lutte et je me débats

Mais le son de ma voix s’étouffe dans les rires des autres

Et je crie de douleur, de fureur et de rage et je pleure

Entraînée par la foule qui s’élance et qui danse une folle farandole

Je suis emportée au loin

Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole

L’homme qu’elle m’avait donné et que je n’ai jamais retrouvé

Paroles en portugais-brésilien:  

A Multidão

Eu seguia a multidão e a folia

Sufocado, sob o sol, a gargalhar

Ouço gente pulando à toa em alegria

Que me envolve e me joga de cá pra lá

E jogado entre pessoas que se invadem

Atordoado, desamparado, eu fico ali

De repente, você vira, e me fazem

Cair em seus braços e você em mim…

 Jogados na muvuca que nos leva, nos enleva

Espremidos um com outro

A formar um corpo só

E seguimos engatados um noutro

Achados perdidos embriagados inocentes

Levados na muvuca que se lança e que dança

 Com a banda a tocar

Nossas mãos viram uma só

São dois corpos que tropeçam pra voar

Caídos elevados embriagados inocentes

A jorrar de seu sorriso, a alegria

 Me atravessa e me revolve o coração

De repente me rasgam a fantasia

Quando, dos meus braços, te arranca a multidão

Jogados na muvuca que nos leva, nos enleva

 Afastados um do outro

Eu luto e me debato

Entre as luzes,

Te perco, te desencontro

Xingo o Momo, o palhaço, o arlequim e a Columbina

Puxados na muvuca que se lança e que dança

Com a banda a tocar

Fico ao longe a escutar

Eu me dou conta, ó multidão, da sua graça

A farsa de uma paixão que jamais vou reencontrar

 Adaptation originale de Nicola Són et

Igor Ribeiro de «Que nadie sepa mi sufrir»

Voici donc différentes interprétations en français, espagnol, portugais-brésilien

1.Piaf, 1957

                           digitally remastered                                                                      Piaf sur scène

  1. Autre interprétation, beaucoup moins célèbre celle-là mais très gracieuse et sympathique: celle de deux enfants- Isaac et Nora-, avec leur père Nicolas d´origine sud-coréenne. Ils vivent en Bretagne à Quimper; c´est la maman Catherine qui filme! Ils sont assez connus sur les réseaux….! en français et en espagnol
    1. Interprétation en espagnol: En Espagne, l´interprétation la plus célèbre est certainement celle de María Dolores Pradera, dans son album Sus Primeras Canciones, sorti en 1965. Que nadie sepa mi sufrir

4. A multidão, makinf off:

La chanson : A multidão, in Piaf do Brasil, en portugais-brésilien, Par Nicola Són: Celui-ci  a adapté plusieurs succès d´Édith Piaf au portugais du Brésil et aux rythmes tropicaux et la pressse l´en a bien félicité!

Nicola Són sa page Facebook

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

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«Poisson d’Avril» por Ghislaine Gourlaouen

«Poisson d’Avril» por Ghislaine Gourlaouen

Le 1er avril, dans de nombreux pays du monde, il est coutume de faire des blagues, de raconter des canulars à ses amis ou sa famille et d´accrocher un petit poisson de papier ou de carton sur le dos d´une personne sans que celle-ci ne s´en rende compte.

Pour ce qui est des blagues et canulars, les médias y participent aussi; les journaux inventent donc tous les ans de fausses nouvelles quelquefois toutes plus loufoques les unes que les autre. Une blague fameuse étant par exemple un reportage élaboré par la BBC en 1957 sur l´arbre à spaghetti:

Comme vous le voyez, la BBC prend très au sérieux les blagues du 1er avril….et tous les ans il est quelqu´un pour tomber  dans le panneau !    : )

       Dans les pays anglophones, on parle de l´April Fool´s Day (= jour de la duperie). En Écosse en ce jour, on part à la “chasse à l´imbécile”. En Allemagne on fête l´Aprilscherz (terme du XIXè). Il est d´usage de faire des blagues et de Jemanden in den April schicken (= envoyer quelqu´un en avril)

En Russsie est célébré “le jour des fous” et au Portugal, est fêté ce que l´on nomme le dia das mentiras ou dia das petas, à savoir le “jour des mensonges”. Portugal 

En Espagne, -et dans les pays sud-américains-, comme tout le monde le sait,  il est de coutume de commémorer le “Jour des saints innocents”, un événement qui retrace le massacre des enfants de moins de deux ans à Bethléem sur ordre de Hérodes, tradition qui dépourvue de toute connotation religieuse s´est transformée en jour de fête humoristique, mais célébrée le 28 décembre. Les Espagnols ont pour habitude de faire des plaisanteries ce jour-là et d´accrocher dans le dos de leurs parents et amis des petits personnages stylisés en papier “los monigotes”

Pourquoi le 1er avril ?

Les origines du poisson d´avril restent un peu obscures. Le poisson aurait à voir avec la fête de Pâques qui marque la fin du jeûne du carême. Le poisson occupant une place de grande importance dans l´alimentation en cette période. N´oublions pas non plus que le poisson était de grande symbologie chez les premiers chrétiens.

En effet, lors des persécutions romaines, ils avaient choisi, en signe de reconnaissance, le symbole du poisson, et ce pour plusieurs raisons. La raison principale réside dans le fait que les premiers chrétiens ont vu dans le terme grec ICHTUS ( ou ichtys, venant du grec ancien,“poisson”)  un acronyme, c’est-à-dire, un mot formé à partir des initiales de plusieurs autres mots. Effectivement, les lettres composant le mot « ICHTUS » (ἰχθύς ) peuvent signifier

« Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur”. 

On dit aussi que la date du 1er avril marquait autrefois le début de l´année civile et ce jusqu´au XVIè siècle. C´est en effet seulement vers 1564 que le roi Charles IX décide, par l´Édit de Roussillon, que l´année débuterait désormais le 1er janvier –marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Le pape Grégoire XIII étend cette mesure à l’ensemble de la chrétienté avec l’adoption du calendrier grégorien en 1582.

Selon la légende, beaucoup de personnes eurent des difficultés à s´adapter au nouveau calendrier, d´autres n´étaient pas au courant du changement et continuèrent à célébrer le 1er avril selon l´ancienne tradition.  Pour se moquer d’elles, certains profitèrent de l’occasion pour raconter aux étourdis des histoires pour rire et leur remettre de faux poissons correspondant à la fin du carême. Ainsi naquit le fameux poisson d’avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n’acceptent pas la réalité ou la voient autrement.

Cependant,cette hypothèse de la réforme calendaire au xviè siècle, est contredite car l’expression ou la notion de poisson d’avril est évoquée dans plusieurs écrits antérieurs à 1564 également !

Difficile de s´y retrouver , me direz-vous!

      Une autre origine viendrait de l´usage dans différents pays d´ouvrir la saison de pêche le 1er avril ou au contraire, dans d’autres, de la suspendre, afin de respecter la période de reproduction. Pour faire un cadeau aux pêcheurs, et pour se moquer un peu d´eux car la pêche était soit trop facile (abondance le jour de  l´ouverture), soit infructueuse (jour de la suspension), on leur offrait un hareng. Là encore cette hypothèse est rejetée, les archives historiques mentionnant le choix d’autres dates par les autorités gérant les pêches.

Reste que la tradition du 1er avril se maintient très vivace comme le démontre cette petite vidéo tournée dans une école maternelle /primaire. Tout le monde aime rire, plaisanter, faire des farces et les enfants les premiers !

….et comme c´est bien connu, en France, tout finit par des chansons: “Des milliers de poisson d´avril ”  est chanté par un choeur d´enfants. Ici le poisson d´avril est l´animal sympathique et surtout pacifiste qui fait sourire. La chanson incite à pratiquer cette coutume de se coller des poissons dans le dos plutôt que des balles qui tuent !

Malgré l´origine un peu obscure, la tradition reste donc très vivante et particulièrement chez les enfants ce qui est certainement un gage de sa survie pour l´avenir!

Le 1er avril, étant proche, beaucoup vont donc être à l´affût des gros titres de la presse ce jour-là et essayer de démêler le vrai du faux…. Et ce n´est pas toujours facile, croyez-moi! Certains journalistes sont vraiment de grands experts en ironie…..

 7 poissons d´avril qui ont marqué ….:

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

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Mains d’or por Ghislaine Gourlaouen

Mains d’or por Ghislaine Gourlaouen

Un auteur compositeur, une chanson

Bernard Lavilliers   Auteur compositeur français  (Saint-Étienne, 1946)

Difficile de caractériser une personne en quelques mots et pourtant le titre de cet album paru fin 2010 pourrait le faire à merveille. Celui-ci s´intitulait Causes perdues et musiques tropicales. Ce titre vient d´une discussion avec François Mitterrand dans les années 1980. Lavilliers avait été invité au ministère de la Culture en compagnie d´autres artistes.  Le président de l´époque lui demande ce qu´il fait de ses journées. Lavilliers répond : “ je chante des causes perdues sur des musiques tropicales”

Un autor compositor, unha canción
Bernard Lavilliers Autor compositor francés ( Saint-Étienne, 1946) Difícil definir a unha persoa en poucas palabras e con todo, o título dun álbum saído a finais de 2010 faio de marabilla. Este titulábase Causas perdidas e músicas tropicais. Este título provén dunha charla con François Mitterrand nos anos 1980. Lavilliers, do mesmo xeito que outros artistas, fora convidado o Ministerio de cultura. O Presidente por aquel entón pregúntalle o que fai ao longo do día. Lavilliers contesta. “Canto causas perdidas con músicas tropicais.”

Une chanson sur la dignité humaine et le droit de travailler.

Cette chanson fait partie de l´album “Arrêt sur image”, sorti en 2001. La chanson est consacrée au désarroi ouvrier ayant perdu son emploi. Ce qui la caractérise c´est ce contraste entre les paroles et la musique: rythme capverdien virevoltant.

Ici Lavilliers chante le désespoir ouvrier sans grande possibilité de reconversion en raison du déclin des secteurs industriels traditionnels, la concurrence étrangère moins chère, l´apparition de nouveaux produits, le coût de la main d´œuvre jugé trop élevé par rapport à ceux des pays émergents…. La progression du pétrole au détriment du charbon, le manque de modernisation. Tout cela plongera les bassins houillers  et les grandes régions de la sidérurgie dans la crise dès la fin des années 1960. Cette crise se soldera par la fermeture progressive des mines et des usines, contribuant ainsi à la désindustrialisation de pans entiers de l´économie française…

Le refrain “Travailler encore” donne un ton de revendication et de résistance à la chanson.

Tout comme les mains d’or savent fondre les métaux, le chanteur fait naître la fusion musicale; le rythme insuffle une énergie, une pulsation dansante à une chanson consacrée aux drames du chômage dans une Europe en désindustrialisation.  

 La grande force de la chanson est qu’elle parle de la dignité de l’ouvrier, détenteur d’un savoir faire précieux, d’un homme toujours animé par la volonté du travail bien fait, accompli grâce à ses «mains d’or».

  La chanson constitue sans doute aussi pour le chanteur un clin d’œil à son histoire personnelle et familiale. En effet, derrière le pseudo Lavilliers se cache Bernard Oillon. Né dans le Forez en 1946, Lavilliers a débuté à 16 ans comme tourneur sur métaux à la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne. Son père, ancien résistant (FTP) et communiste, a travaillé toute sa vie dans cette même Manufacture d’armes de Saint-Étienne où il était également délégué syndical CGT. «Lavilliers raconte ainsi la genèse des Mains d’or: «J’étais à Toulouse quand j’ai écrit ce texte, dans ma chambre d’hôtel. À la télévision, je voyais des usines qui fermaient et des salariés qui disaient : » On veut travailler, c’est tout ce qu’on demande.» (…) Grâce au destin, mon père, qui a travaillé toute sa vie à la manufacture d’armes de Saint-Étienne, a échappé à ça. Il n’a pas été viré ni mis en préretraite.«

Les mains d’Or

Un grand soleil noir tourne sur la vallée

Cheminées muettes, portails verrouillés

Wagons immobiles, tours abandonnées

Plus de flamme orange dans le ciel mouillé

 

On dirait, la nuit, de vieux châteaux forts

Bouffés par les ronces, le gel et la mort

Un grand vent glacial fait grincer les dents

Monstre de métal qui va dérivant

 

J’voudrais travailler encore, travailler encore

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or

Travailler encore, travailler encoré

Acier rouge et mains d’or

 

J’ai passé ma vie là, dans ce laminoir

Mes poumons, mon sang et mes colères noires

Horizons barrés là, les soleils très rares

Comme une tranchée rouge saignée sur l’espoir

 

On dirait le soir des navires de guerre

Battus par les vagues, rongés par la mer

Tombés sur le flan, giflés des marées

Vaincus par l’argent, les monstres d’acier

 

J’voudrais travailler encore, travailler encore

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or

Travailler encore, travailler encore

Acier rouge et mains d’or

 

J’peux plus exister là

J’peux plus habiter là

Je sers plus à rien, moi

Y’a plus rien à faire

Quand je fais plus rien, moi

Je coûte moins cher

Que quand je travaillais, moi, d’après les experts

 

J’me tuais à produire pour gagner des clous

C’est moi qui délire, ou qui deviens fou?

J’peux plus exister là, j’peux plus habiter là

Je sers plus à rien, moi, y’a plus rien à faire

Je voudrais travailler encore, travailler encore

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or

Travailler encore, travailler encore

Acier rouge et mains d’or

As mans douradas

Un grande sol negro vira encol do val,

chemineas mudas, portais pechados,

vagóns inmóbiles, torres abandonadas.

Nin unha labarada laranxa no ceo húmido.

 

Pola noite, parecen vellas fortalezas

comestas polas silveiras, a xeada e a morte.

Un forte vento xeado fai renxer os dentes.

Monstro metálico á deriva.

 

Quixera traballar aínda, traballar aínda,

forxar o aceiro vermello coas miñas mans douradas

Traballar aínda, traballar aínda.

Aceiro vermello e mans douradas

 

Pasei alí a miña vida, nese obradoiro de laminado.

Os meus pulmóns, o meu sangue e as miñas carraxes negras.

Horizontes cortados, soles escasos

como unha trincheira vermella desangada na esperanza.

 

No serán, parecen barcos de guerra

batidos polas ondas, roídos polo mar,

deitados polo flanco, golpeados polas mareas,

vencidos polo diñeiro, monstros de aceiro.

 

Eu quixera traballar aínda, traballar aínda,

forxar o aceiro vermello coas miñas mans douradas.

Traballar aínda, traballar aínda,

aceiro vermello e mans douradas.

 

Xa non podo existir alí,

xa non podo vivir alí.

Eu xa non sirvo para nada.

Non hai máis nada que facer,

cando eu non fago nada máis.

Eu son máis barato

que cando traballaba, segundo os expertos

 

Matábame a producir para gañar unha miseria

Son eu quen delira ou quen se volve tolo?

Xa non podo existir alí, Xa non podo vivir alí.

Eu xa non sirvo para nada, Non hai máis nada que facer

Quixera trabalar aínda, traballar aínda.

Forxar o aceiro vermello coas miñas mans douradas.

Traballar aínda, traballar aínda,

aceiro vermello e mans douradas

Ghislaine Gourlaouen Bryselbout

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Santiago González Lopo

Santiago González Lopo

Entrevista con:

Santiago González Lopo

Continuamos esta sección de ENTREVISTAS A ESCRITORES, que inaugurabamos con Riveiro Coello seguida de Fina Casalderrey coa realizada nesta ocasión a Santiago González Lopo, que , ao igual que xa fixera Antón e Fina, aceptou a nosa proposta de bo grado. Moitas gracias Santi.

Notas biográficas:

Santiago González Lopo, coñecido como Santi Lopo

Nado en Vigo o 2 de marzo de 1974, é escritor, profesor e tradutor galego. Actualmente é profesor de francés na Escola Oficial de Idiomas de Pontevedra. Iniciouse profesionalmente traducindo guións cinematográficos en inglés para televisión. Dende o 2000 colabora coa revista Unión Libre, onde publicou diversos artigos e traducións.

Obra en galego:

Novela:

Game over, 2007, Biblos Clube de Lectores, Peaxes , 2009, Xerais, Hora zulú, 2012, Galaxia, A diagonal dos Tolos, 2014, Editorial Galaxia,A arte de trobar, 2017, Xerais

Relato curto:

Sorrí Nené, sorrí! , 2014 en Grial, nº202, A voz das nereidas, 2016, Editorial Elvira, Simeón de la Manche, 2018, en Contra o vento. 30 anos do Premio Manuel García Barros, Editorial Galaxia.

Traducións:

O meu criado e mais eu. Citomegalovirus, de Hervé Guibert con Xavier Queipo,1998, Xerais

Obra traducida ao español

Hora zulú, 2015 Mar Maior

Premios:

VI Premio de novela por entregas de la Voz de Galicia no 2006 ,por Game over

XXIV Premio García Barros no 2012, por Hora Zulú

VIII Premio Narrativa Breve Repsol no 2014, por A Diagonal dos Tolos

Premio Xerais 2017, por A arte de trobar

Santiago González Lopo, máis coñecido como Santi Lopo, Santi para os amigos e compañeiros que fomos na EOI. Bo día. Un pracer atoparte aínda que virtualmente fóra do lugar de traballo, traballo ás veces tan absorbente que non nos deixaba tempo para falar sinxelamente como amigos ou simples compañeiros.

Naciches en Vigo no 74. Es un neno da urbe. Vigo nos 70 era unha cidade en plena expansión e medre. É importante o lugar onde un nace? En que, a cidade de Vigo, te marcou na infancia ou adolescencia?

Ola! En primeiro lugar, quería mandarvos un agarimoso saúdo. Estou encantado de ver que seguides tan activas coma sempre malia a pandemia. Para responder á vosa pregunta, vou utilizar as palabras dunha amiga que vivía en Vigo, pero que era de Lugo. Sempre dicía: “Vigo ten un ritmo frenético. Cando sobes a un VITRASA nunca sabes o que vai pasar”. En certa maneira, ese é o encanto dunha cidade ideal para inventar historias. Vigo é unha urbe moi estimulante para a imaxinación, pois nas súas rúas a miúdo a realidade supera a ficción.

Es tamén neno da democracia; naces xa moi ao final da ditadura. Hai algunha lembranza en particular desa época que te impactara ou que tivese consecuencias sobre a persoa que es e o futuro escritor?

O meu pai traballou na Citroën –empezou de torneiro– practicamente toda a súa vida, así que vivimos moi de preto as folgas dos anos 70 e a transición. Aínda que eu era moi pequeno, lembro a axitación na casa, as manifestacións na rúa, o nerviosismo da miña nai. Un día unha bomba estourou en pleno centro, na chamada Casa Sindical. Nós viviamos a 50 metros e non colleu a miña irmá e miña nai por un minuto… A miña infancia foi un cursiño intensivo e precoz de conciencia social.

Algún profesor ou mestre influíuche na túa vida?

Jesús Carrera, profesor meu na Alianza Francesa de Vigo. Estivo no 68 en París, contaba moitas anécdotas e era moi bo docente. Sen dúbida, abriume os ollos e ensinoume a capacidade que tiñan as linguas estranxeiras de cambiar o rumbo dunha vida. Aproveito para dicir que nos anos 60, Palmyre Ros, unha profesora bretona da Alianza Francesa de Vigo, foi encarcerada pola policía franquista e perseguida por actividades ilegais. É unha historia case de película que a miña irmá María Lopo investigou recentemente. Aquí deixo unha ligazón para as persoas que queiran saber máis do tema.

Os idiomas ocupan un lugar importante na túa vida: galego, español, francés, inglés… hai algún máis?

Estudei tamén italiano e portugués. E, aínda que non o falo, téñolle un agarimo moi especial ao bretón.

(Decátome de que mencionei eses idiomas nunha orde concreta… hehehe, se cadra cambiarías esa orde por outra?)

A orde dos factores non altera o produto que, neste caso, é a comunicación. Así que benvidas sexan todas as linguas!

Es profesor de francés na EOI. Cando soubeches que te ías dedicar aos idiomas?

Veño dunha familia humilde e na casa non había diñeiro para que eu estudase fóra de Vigo. Xusto no ano que ía comezar na universidade abriuse a facultade de Tradución e Interpretación. Era unha nova carreira, con moitas expectativas. De feito, no derradeiro ano eu xa traballaba como tradutor de películas e series para un estudo de dobraxe que había en Bouzas. Estaba claro que as linguas ían ser o meu futuro.

…E falando de idiomas, o galego é a túa lingua literaria. É o galego a túa lingua materna? Que se falaba na túa casa?

Tanto o galego como o español falábanse indistintamente na miña familia, así que eu fun crecendo acompañado das dúas linguas e sendo moi consciente da diglosia que existe en Galicia. A miña familia por parte materna é labrega da zona de Ponte Caldelas. A miña familia paterna é mariñeira, de Guixar.

Tamén foi lingua de aprendizaxe escolar; quero dicir, a túa xeración xa recibiu ensino en galego. Que lembranzas tes daqueles anos?

Da EXB lembro o meu primeiro dicionario Xerais de galego de cor azul (o Diccionario básico da lingua galega). E logo, xa en BUP, recibía as clases de Física e Química e Matemáticas en galego (entre outras materias), algo que hoxe en día está prohibido e que nos debería facer reflexionar sobre o moito que recuamos na presenza do galego nas aulas. A miúdo fago visitas a centros educativos de toda Galicia para falar dos meus libros e observo con preocupación a perda da fala entre os adolescentes, mesmo en lugares que antes eran galegofalantes, como as vilas.

Influíu na túa elección de carreira estudiantil e profesional?

Tradución e Interpretación incorporaba o galego á lista de idiomas que se estudaban, polo tanto continuei afondando na lingua ao tempo que aprendía outras.

Hai algún idioma no que esteas máis a gusto ou a escolla é segundo a situación?

A miña vida levoume a coñecer xente de moitos países diferentes e ás veces nas xuntanzas hai que escoller unha lingua franca. Pero adoita ser algo que facemos inconscientemente.

Nos distintos libros que escribiches -en galego todos- unha interferencia en castelán é significativa de algo. Transmites algo tamén a través desa utilización dos idiomas? (Persoalmente estou pensando en Peaxes)

Si, a lingua que usa unha personaxe é outra maneira de describila, e en Peaxes marca, puntualmente, a diglosia á que me referín antes. No discurso que pronunciei ao gañar o premio Xerais expliquei que A arte de trobar era unha novela escrita en galego que comezaba cunha frase en latín e remataba con outra en occitano. A novela é un crisol lingüístico e iso non foi contraproducente para o relato que conta: catro anos despois a novela segue a gustar e continúa sendo unha das máis vendidas en galego. Dende sempre as linguas acompañan a nosa existencia e é un desgraza permitirmos que desaparezan.

Tes un “gueuloir” como tiña Gustave Flaubert, que berraba literalmente a súas frases no seu estudio para poñer a proba o equilibrio de cada frase?

Por sorte para os meus veciños, non!

Existe a inspiración? Hai un momento especial ou máxico da creación? Ou se pode escribir de maneira algo rutinaria aillándose do balbordo que nos rodea? (Nisto é posible que os confinamentos que coñecemos hoxe en día favorezan esa creación)

Existe o momento onde xorde unha idea. Hai que anotala no intre no que aparece; isto apréndelo coa experiencia. Despois, todo consiste en traballo e horas pasadas diante do ordenador. Ao escribir, a concentración é máxima e as ideas proveñen directamente da imaxinación. No confinamento non fun capaz de escribir moito, a concentración esixe un estado mental de paz, e a pandemia non é o momento máis apropiado.

Todos os teus libros son bastante distintos, tanto na temática como na técnica narrativa, pero sempre consegues manter algo de suspense, como van xurdindo os temas?

Viaxes, lecturas que fago, películas que vexo, vivencias, historias que me contan… É unha mestura de varios factores.

E é o tema o que vai orientando cara unha ou outra estrutura narrativa?

Non necesariamente. Ás veces teño pensado o esquema da novela dende un principio, outras déixome levar pola intuición.

Sabes desde o principio o que vai pasar ou te deixas levar polos personaxes?

Din que hai escritores de compás (os que improvisan) e de mapa (os que teñen un esquema). Algunhas novelas empeceinas porque xa sabía o final. Outras, cando aínda ía pola metade, non sabía como acabarían. Non teño un método definido e penso que é máis divertido así (talvez tamén máis arriscado, algunha vez tiven que desfacer moito do escrito)

Pensas no lector cando escribes e cres que determina a túa maneira de escribir?

Non. En xeral, só penso na historia. Quizais n’A Arte de trobar os lectores e lectoras si que estaban na miña mente para que a linguaxe fose accesible sen perder o toque medieval. Pero era unha cuestión técnica máis que temática.

Existe a autocensura? Hai algún tema que non te atreverías a tocar? Por exemplo?

Por sorte non vivo da literatura, así que teño absoluta liberdade para tratar o que queira; e se non ten éxito ou non se publica xa haberá outras ocasións no futuro. Por outra banda, as editoriais nunca me censuraron nada.

Tes algo en mente neste momento (porque imaxino que segues co bichiño)?

Hai un par de proxectos pendentes –unha novela e un conto para un libro de relatos–, pero debido á pandemia atrasáronse. Eu espero que a finais da primavera xa vos poida dar algunha noticia. Comprométome a avisarvos, seredes dos primeiros en sabelo 😉

Algunha vez tiveches medo a ficar en branco?

Como xa expliquei, ao non vivir da literatura podo permitirme o luxo de escribir sen presións de ningún tipo. Quedar en branco é coma o insomnio ou tantas outras cousas na vida, só acontece se te obsesionas pensando en que vai ocorrer.

Estás satisfeito coa túa obra unha vez que a acabas?

Non, son moi perfeccionista cos meus libros. Estaría corrixíndoos eternamente, pero nalgún momento hai que parar!

Que significado teñen os premios para ti?

Os galardóns valen para lles dar publicidade ás obras nos medios de comunicación, un espazo que, coma na maioría das librerías, é ínfimo para a literatura galega. Tamén me axudaron moito para darme a coñecer cando empezaba a escribir.

Que autores e obras cres que che influíron?

Son tantos! En galego, Rosalía, Cunqueiro, Rivas e Suso de Toro. En español, Cervantes –co Quixote– e Eduardo Galeano. Nas outras linguas, cando era novo lía moito a Tolkien e a Verne. E, por suposto, gústanme os clásicos franceses como Proust. En canto a autores francófonos máis contemporáneos, citaría a Marguerite Duras e Albert Camus, que a pesar de morrer no ano 60 segue a ser un dos máis lidos en todo o mundo. Por non falar d’A Peste, que debido ao coronavirus volve ser un auténtico best-seller, e de calidade!

Grazas, Santi, por atendernos e darnos un pouco do teu tempo. Esperamos ter novas túas pronto… Seguro que xa estás escribindo algo.

Graciñas por invitarme a participar no voso blog. Vémonos en Ponte!

                                                                                                                      Ghislaine Gourlaouen

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